05 juin 2006
Juin, le doux mois de l'année...
Les jours les plus longs sont à leur apogée ce mois ci, les vacances pointent leur nez,
et serons-nous présent pour déguster les premières tomates, faire face à la multitude de courgettes ? Le ciel sera-t-il assez clément pour apporter eau en suffisance sans gâcher nos doux mois d’été ?
Nous avons soif de chaleur, et pour l’heure je vous invite à re-découvrir les joies du bouturage, du marcottage, m’accompagner en visite dans le jardin d’Anne, bricoler l’art d’accommoder un épouvantail, et se réconcilier avec l’ortie le temps d’une tisane.
Le bouturage

La bouture est un fragment prélevé sur la plante « mère », qui une fois enracinée, deviendra une nouvelle plante saine et robuste. C’est un moyen de multiplication de plantes qui présente différents avantages et inconvénients.
Les +
- Reproduction fidèle
- Permet la reproduction de plantes ne donnant pas de graines
- Pour certaines espèces, on obtiendra plus vite des fleurs ou fruits que par semis
- Obtention d'une plante souvent plus vigoureuse
Les -
- Risque de transmission de maladie
- Pas de souplesse d'adaptation par rapport à un semis (si le pied mère ne supporte pas son emplacement, il en sera de même pour la bouture)
Les boutures les plus couramment pratiquées se font sur
- partie herbacée de la tige, elle est la plus jeune et est encore tendre.
- partie semi herbacée ou semi ligneuse de la tige, elle n'est pas aussi tendre que la partie herbacée mais pas aussi dure que la partie ligneuse.
- partie ligneuse, elle est dure et rigide.
Les boutures herbacées se prélèvent sur le pied « mère » en végétation, pratiquement toute l’année. Exemples : Céanothes, Chrysanthèmes, Coléus, Spirées…
Les boutures semi herbacées se font sur une période très précise, en fin d’été et début d’automne : Aucuba, Berbéris, Fuchsias, Phlox...
Les boutures ligneuses se pratiquent en automne et début d’hiver sur des végétaux très ligneux (durs) : Les conifères en général, Houx, Laurier palme...
Les boutures de rameaux non feuillés essentiellement pour les arbres et arbustes (ligneux donc), consiste à couper au sécateur des boutures d’une vingtaine de cm sous un nœud pour la partie basse* et au dessus d’un œil pour la partie haute.
*Un truc pour ne pas confondre haut et bas, une fois les rameaux coupés, au moment de la mise en terreau : le bas est toujours coupé droit et le haut en biseau (élémentaire…)
Les boutures d’œil se fait sur végétal dont les yeux sont opposés. On isole une partie contenant l’œil (bourgeon dormant à la naissance d’une feuille), la tige coupée est fendue en deux (deux boutures disponibles) : Sur les hortensias.
La bouture techniquement se réalise en réduisant une partie du feuillage afin de limiter l'évapotranspiration, en enlevant les fleurs et les boutons floraux s'il en existe sur la plante.
Il faut réaliser une bouture courte, en opérant une coupe nette, perpendiculaire à la tige, quelques millimètres au-dessous d'un noeud (point parfois renflé de la tige où peuvent s'insérer des feuilles, des fleurs, des bourgeons ou des ramifications)
La température (12 à 22° C pour les plus tendres), l’hygrométrie (humidité importante conseillée) et la lumière (faible pour éviter l’élévation de la température) jouent un rôle essentiel.
Une fois autonomes, laissez les jeunes plantes s’acclimater doucement aux lieux que vous leur avez choisis pour leur nouvelle vie.
http://www.plantyfolia.com/index.php vous aidera à parfaire vos connaissances.
Des nouvelles de la lune
En juin la lune est fidèle au poste, agit sur les marées, agit sur les potagers !
Pour en connaître les bienfaits, nous pouvons retrouver sur les mois précédents de précieux conseils pour les néophytes que nous sommes, et des liens Internet pour compléter nos questionnements.
Rendez-vous sur le site : http://www.aujardin.info/fiches/lune_juin.php
Pour le calendrier lunaire détaillé du mois de juin, pour vos semis et vos récoltes.
Proverbe du mois :
« Frais mai et chaud juin, emplissent la grange jusqu’aux coins »
http://www.proverbes.fr/introduction.html
Venez, laissez-vous guider :
Je vous propose de me suivre et découvrir ensemble le jardin d’Anne29, femme au foyer active du forum et de sa vie. Qui dit 29 dit Finistère, donc embarquons pour la Bretagne, pour un voyage bucolique :
Aujourd’hui, il fait gris, pas très chaud, le soleil se fait attendre comme nous arrivons chez Anne.
« On entre par une barrière en bois, sur la gauche des parterre avec giroflées, géraniums vivaces, et pots en été! Ensuite à droite encore un parterre avec différentes sortes de fleurs!
C’est une allée en gravier qui mène à un terrain pas très grand où l’on a deux abris de jardin! Au fond du jardin un talus qui donne sur la rue.
As-tu des arbres, arbustes dans ton jardin ? Comment profitez-vous de l’espace ?
Pas beaucoup d’arbres, quelques pins que l’on a planté il y a 4 ans!! Ils font office de haie!
On a à peu près 200m carré! On peut manger dehors mais comme on est cerné par les habitations ça manque un peu d’intimité mais ça va!!
Comment choisis-tu les fleurs ?
Les fleurs, je les choisis en fonction de leur adaptation à notre région! J’ai fait l’an dernier des boutures d’hortensias. En balconnières des pélargoniums. Je les choisis aussi par couleurs, par odeurs. Et parfois par mode aussi!! Cette année on est très grimpantes : ipomées, passiflore, clématites, haricots d’Espagne, cobées…
Et comment assures-tu leur progression ?
Les grimpantes montent sur des structures achetées ou construites par mon mari avec du bambou! On a également une arche avec au pied des grands pots de rosiers grimpants, roses et jaunes.
Nous n’avons pas de potager, mes parents ayant un grand jardin, ils nous donnent des légumes!
Tes ipomées sont bleues et noires ? (heu, tu me garderas des graines... ?)
Oui, c’est superbe cette fleur! Et ça prolifère…
Pas de problème, je t enverrais des graines d’ipomées noires!
J’ai vu que tu étais intéressée par la recette du sirop de menthe maison ? (voir « recettes sucrées » sur le forum)
J’ai beaucoup de menthe voilà pourquoi j’étais intéressée! Il y a aussi du romarin, du thym, de la lavande.
J’aime beaucoup la Provence et ses plantes alors je mets celles qui s’adaptent bien chez nous! J’ai mis aussi du basilic.
Je vois ta passiflore, c’est une très belle plante. Je crois que plusieurs copines du
forum étaient intéressées…
J’ai des marcottes qui viennent seules en aucun cas je "force" la plante.
Peux-tu nous expliquer le marcottage ?
*Pour marcotter il faut prendre une tige du plant, la ramener au sol, la recouvrir et elle donnera un autre plant ! Ca permet de multiplier le plant.
Petits plants que je donne ou que je mets autre part au jardin… aux murs des abris de jardin par exemple.
C’est une plante qui pousse à vue d’œil. Elle vient de chez mes parents, grands fans eux aussi de jardinage!
Je pense que le marcottage se fait à l’automne! Les petits plants à planter également.
Qu’utilises-tu comme désherbant, engrais ?
Au niveau des pesticides je n’en utilise pas énormément! J’ai semé des capucines, elles attirent les pucerons!
Je désherbe à la main ou à l’eau de cuisson de pommes de terre!
On fait notre compost et on a deux réservoirs d’eau pour l’arrosage.
Tu dis « on », ton mari aime aussi le jardinage ?
Oui mon mari participe autant que moi. Il adore ça!
Et tes enfants ?
Ma grande de 3 ans fait des petites plantations avec nous. Des fleurs faciles genre capucines ! Ma petite de 2 ans ne s’y intéresse pas trop pour l’instant.
Je crois comprendre que ton goût pour le jardin te vient en partie de tes parents. Peux-tu me dire, avant de partir, quel est ton parfum de fleur préféré?
Mon odeur préférée c’est la lavande sans aucun problème ! J’adore cette senteur, elle sent le soleil et les cigales!
J’aime beaucoup aussi l’odeur des fleurs des rosiers anciens.
Je te remercie de ton accueil. Cette promenade virtuelle a été plus que magique.
Merci pour tout! Bon courage pour l’article, j’ai hâte de le voir !
Tu es la bienvenue si tu passes chez nous. Toutes les copines faf aussi! »
J’ai flâné encore un peu au jardin avec Anne, elle m’a offert du cidre, et nous avons profité de ces instants de printemps.
Pour connaître Anne, rendez vous chez elle
*A propos du marcottage : c’est la plus ancienne technique de multiplication de plantes. Pour cela le principe consiste à provoquer un enracinement en arquant un rameau, puis le recouvrir de terre et attendre…cela permet à la nouvelle plante d’être nourrie par la « mère » avant de se sentir assez forte et bien enracinée pour survivre seule. Le moment venu, au printemps, le cordon est coupé juste avant de replanter le jeune plant ailleurs. Convient particulièrement bien aux plantes souples, grimpantes.
Le dicton de Lison :
« Ne justifie plus les parcelles de ton errance, prends tout entier l’espace comme terrain d’entente. » Shérab.
Profiter des longues soirées…
Nous y sommes, la douceur de juin se fait attendre parfois, mais tout est en place et ne demande que chaleur et eau. Avez-vous remarqué, comme tous les ans, que
certains insectes prennent le dessus au printemps, dans nos jardins et nos maisons ? De par chez moi, ce fut les punaises en premier, assez envahissantes au début des beaux jours ainsi que les mythes ; et depuis un mois des chenilles dehors, de toutes sortes, partout et en nombre …espérons que les papillons (de jour) seront bien représentés cet été, je rêve d’en compter des milliers.
A ce propos si vous espérer les attirer dans votre jardin, il existe des mélanges de fleurs à semer (ou plantes à acheter telle la lavande), pour cela un spécialiste en la matière est là pour nous: Jardin de Sauveterre : http://www.chez.com/sauveterre/
Vous pourrez ainsi créer un coin de prairie fleurie chez vous, mélange de graminées et d’annuelles :
bleuet,
coquelicot,
matricaire,
nielle des blés,
souci des champs,
vipérine,
achillée millefeuille,
centaurée jacée,
chicorée sauvage,
mauve musquée,
sauge des prés et scabieuse des champs…
Un truc spécial coquelicot :
Cueillir des coquelicots et autre pavot, revient la plupart du temps a condamné du
même coup notre imaginaire bouquet : le coquelicot aussitôt pris, perd ses fragiles pétales et nous laisse dépité : pour profiter « un peu » d’un probable bouquet de fleurs des champs, il suffit de cautériser la tige coupée (le bout, avec la flamme d’un briquet) du dit coquelicot, pour stopper net la fuite de sa laitance.
Joli pour les yeux, des après midi créatifs :
Dans un jardin, rien de plus agréable que de poser ses yeux sur une harmonie, une création de la nature ou de nos mains, joindre l’utile à l’agréable. Comme il existe l’art de la table, il existe de plus en plus l’art du jardin.
Si vous avez la chance d’avoir des branches d’osier coupées, vous pouvez créer des bordures, des sculptures, des structures pour accompagner, délimiter vos plantes et parterres ou créer un coin de charme : l’osier arqué selon vos envies, ficelé et planté dans le sol, revit rapidement en développant de nouvelles feuilles pour un tableau vivant.
Un sympathique épouvantail égaiera votre potager (qui attend encore ses fruits) et découragera les oiseaux alentour si vous prenez le soin de lui changer sa chemise ou son boléro régulièrement (car les oiseaux ne sont pas dupes !) :
Pour cela, clouez ou fixer deux planches ou bâtons en croix (plus haut que large) et chinez chez emmaüs ou dans votre grenier, des habits hauts en couleurs (pois, carreaux champêtres, bleu de travail, patchwork) ainsi que chapeau de paille.
Prévoir paille ou raphia naturel (c’est mieux) en quantité. Pour la tête, c’est au choix :
je prend un cucurbitacée rond sec et creux sur lequel je dessine et colle bouche nez et yeux (boutons, tissus, perles, feutre) ou un ballon recouvert de tissu, ou deux pots en terre face à face, bref tout ce qui peut ressembler à une tête !
Vous pouvez choisir de faire « la fille » ou « le garçon » ou les deux, et à la taille que vous voulez. C’est une activité qui plaira beaucoup aux enfants (à vous d’organiser le tout).
Mais revenons à nos épouvantaux :
La croix, les habits enfilés, la tête fixée, des cheveux en raphia de couleurs ou naturels, le chapeau vissé sur la tête :
Deux choses pour finir le tableau : prenez de bonnes poignées de raphia longueur de 50 cm environ, fixez-les en bout de manche avec de la ficelle (en entourant les bâtons) pour faire les mains et laissez les deux tiers sortir de la manche. Idem pour les pieds…
Vous allez me dire : « oui mais pour les jambes il n’y a qu’un manche ?? » Soit ! Alors vous laissez une jambe ballante, ou fixée comme si l’épouvantail pliait sa jambe à hauteur du genou (pas mal) de la seconde jambe (avec une épingle à nourrice) ou bien vous choisissez de fixer en biais de la 1ere, une 2eme jambe de bois.
Que lui manque-t-il à votre épouvantail ?
Il faut qu’il épouvante ! Il doit pour cela, être brillant et sonore : faites comme il vous
plaira, ajoutez-lui des clochettes au vent, des trucs clinquants, des mini moules à pâtisserie en métal (un trou à la mini perceuse) ou autre trouvaille métallique, perles de verre ou mini céramique. Mais par pitié, ne l’habillez pas de CD ou de DVD inutilisés, vous m’offenseriez ! Merci.
Le ou la voici fin prêt(e) à narguer le ciel, et faire rire les curieux.
Pour la déco de nature, des jolis pots en terre repeints, assemblés par couleurs, dégradés, mélange de hauteur, drapés ou mosaïqués.
A disperser au jardin selon vos envies.
Et toutes vos créations, mobiles, rideaux, coussins, bougies, pour
se sentir bien, comme en vacances.
Enfin dans le commerce, on trouve de tout, à tous les prix, pour parfaire nos idées et une certaine vision de la beauté, à offrir ou à s’offrir.
L’ortie, amie
L’ortie si crainte par nos mollets, a mille vertus à nous proposer.
Tisane efficace contre le rhume des foins et rhinite allergique de saison :
Prendre 250 g de feuilles fraîches pour ½ litre d’eau. Jeter les feuilles dans l’eau
frémissante, laisser infuser (feu éteint) et à couvert pendant 12 heures. Filtrer et boire frais (vous pouvez y ajouter en fin de courses une infusion de fruit pour le goût) et du miel.
L’ortie est un puissant reminéralisant, tonifiant et revitalisant. On peut faire des cures d’infusion d’ortie à la sortie de l’hiver et dans les périodes de cure dépurative, diurétique (la sauge est parfaite aussi pour ces mêmes indications).
On trouve l’ortie séchée (en pharmacie) ou en gélule.
Des sites pour mieux la connaître, pour des recettes, et pour ne pas oublier le purin d’ortie, miraculeux pour les plantes (insecticide, fongicide, engrais) :
http://www.lepetitherboriste.net/plantes/ortie.html
http://muriel.bernard.free.fr/herbe16.html
http://perso.orange.fr/les.trois.d/Jardin/ortie.htm
A bientôt, c’est l’été…
![]()
Pour consulteret retrouver plus facilement les articles parus depuis décembre 2005 jusqu'à présent, rendez-vous ICI
puis, en bas de page consulter le sommaire mois par mois...
01 mai 2006
Joli mois de mai...
Avec le mois de mai, c’est le temps de la profusion, de longues journées douces et généreuses, de fleurs bientôt fruits. Et les Saintes Glaces passées, la promesse que
tout est permis.
Les vivaces, les annuelles, les légumes, les arbres, tout pousse ; et la pelouse (ou l’herbe) entendent chaque fin de semaine le doux bruit de la tondeuse….
Laissez-vous guider dans ma forêt de bambous (bambusaie), jetons un coup d’œil au potager et redécouvrons les vertus de l’oseille qui déploie ses grandes feuilles avec générosité.
Le bambou sous toutes les coutures !
Vous ne connaissiez pas ma passion pour le bambou, et bien je vous la fais partager ici, alors bonne promenade !
Le bambou est une herbe (mais oui, et souvent géante) de la famille des graminées, plus précisément des poacées. On en recense plus de 1300 espèces.
Il pousse naturellement dans toutes les régions tropicales et subtropicales humides, plus particulièrement en Asie. Il s’acclimate aussi chez nous pour quelques espèces.
Le rhizome est la partie souterraine, tige traçante à partir de laquelle se développent les racines et parties aériennes (pousses). Pendant leur croissance spectaculaire, ces turions très tendres sont protégés
par des écailles appelées gaines.
La tige ou le chaume désigne la tige principale ou canne.
La floraison n’est pas comme la légende le prédit, à savoir que «lorsqu’un bambou fleurit, tous ceux de son espèce sur terre fleurissent en même temps puis meurent ». Cela peut arriver mais c’est loin d’être une règle, et certaines espèces ne souffrent aucunement de leur floraison (phyllostachys elegans).
Le bambou a mille atouts.
Cependant avant de profiter de ses bienfaits, prenez garde dès le départ à conditionner son développement et à lui trouver un coin de jardin naturellement humide. Pour éviter qu’il ne trace en tous sens et envahisse votre jardin, il est
préférable soit de le garder en container (poubelle ou autre plastique épais enterré) soit le garder en pot pour vos terrasses, soit introduire en terre des plaques de métal verticales pour stopper son avancée.
Le bambou apporte une note exotique dans nos verdures, et s’intègre à tous les décors. Son feuillage persistant toute l’année égaie en hiver les coins sombres ou un peu ternes.
C’est un fixe sol efficace pour les terrains instables.
Son rôle de brise vent fait « qu’il se plie mais ne se rompt pas ».
Sa large gamme (même pour chez nous en France) permet de varier dans les couleurs de ses chaumes, de ses feuilles, en hauteur (du couvre sol à plusieurs mètres selon), et ajoutons à cela une facilité d’entretien. (Laisser les feuilles qui tombent au pied des bambous pour un apport en silice).
Dans le jardin :
Les cannes coupées
, servent tous vos projets, à commencer par de bons tuteurs pour soutenir vos pieds de tomates, des croisillons pour élever cucurbitacées ou volubilis.
Tout ce que l’on peut aussi faire avec du bambou …mais pas toujours nous-même ! (les spécialistes sont asiatiques) :
Certaines espèces se mangent à l’état de jeunes pousses (plats essentiellement asiatiques).
On trouve désormais des textiles 100 % viscose de bambou ou en mélange coton (j’ai une réserve
quant à ces produits en maille textile que l’on dit « naturels car 100% » car pour le transformer, le bambou passe dans différents bains d’acide…qui sont plus que douteux d’un point de vue écologique).
Les bambous servent d’échafaudages (immenses) d’immeubles en Asie, de maisons, pergolas, tonnelles, ponts, des chapiteaux (en France il existe une conception de mâts de chapiteaux unique), du mobilier ancien et contemporain.
A voir, la gloriette à Tours de différentes structures fabriquées en bambou du Guatemala (voir photo) fabriquées en l’an 2000.
Depuis quelques temps, outre les chapeaux et
paniers traditionnels, se développent
une gamme de plats, bols et autres produits en bambou naturel et coloré en lamellé-collé, du plus bel effet (différentes qualités existent) pour l’art de la table.
Ce qui nous amène tout naturellement aux parquets en bambou (pas très bon marché, à réserver pour de petites pièces) mais s’il est bien posé, fera dans une salle de bain un revêtement au sol à la fois efficace (ne craint pas l’humidité), confortable et beau.
Le bambou est un végétal ancestral, qui est aussi un allié du futur, pour des alternatives naturelles à notre problématique écologique, pensons-y :
Pour l’AIR, fixation de l’oxyde de carbone,
Pour l’EAU, filtration des eaux usées, nitrates, lisiers de porc,
Pour la TERRE, fixation des métaux lourds, stabilisation des sols.
Un peu d’histoire, impressionnons-nous de cette herbe fantastique qui n’a pas livré tous ses secrets :
- La première pointe de lecture pour le tourne-disque d'Alexandre Graham Bell était en bambou
- Le filament incandescent de la première ampoule électrique créée par Edison était en bambou
- 80 % de la cellulose produite en Inde pour la fabrication du papier provient du bambou
- Le bambou réduit en morceaux sert de nourriture animale et piscicole
- En Chine certains ponts suspendus en bambou ont une portée libre de 40 m
- Il existe des bols en bambou décorés qui ont plus de 1500 ans
- La résistance mécanique du bambou est supérieure à l'acier à certains égards
- Certains bambous du sud de la France peuvent atteindre en 2 mois 24 m de haut et 60 cm de diamètre
- Certaines espèces de bambous poussent de 1 mètre en 24 heures
- Le bambou est la seule herbe qui ait survécu dans l'épicentre de l'explosion atomique d'Hiroshima
- Le bambou ne croit pas en
épaisseur et jaillit du sol avec une circonférence qui reste inchangée
- Le bambou constitue la base d'un produit alimentaire
- Le bambou est utilisé comme médecine contre les troubles de la circulation, l'asthme, les affections rénales
- On produit du vin, de la bière et de l'eau-de-vie à partir du bambou
- Le bambou sert à fabriquer des filtres de dessalement et du poison pour les pointes de flèches
- On peut produire du carburant diesel à partir du bambou
- Les canes de bambou peuvent servir d'échafaudages pour des immeubles
- Les bambous remplacent le béton armé dans certaines constructions en ciment
- Les bambous sont connus pour lutter sans pareil contre l'érosion des sols
- Les racines de bambous peuvent s'étendre jusqu'à 200 km par hectare
- 5,2 millions de paires de baguettes de bambou sont utilisées quotidiennement pour manger
- La destruction de la forêt tropicale n'a rien à voir avec les bambous
- Le bambou pousse jusqu'à 4000 m d'altitude comme dans les jungles chaudes et
humides
- Les bambous sont à l'origine de 10 à 30 % de la biomasse, contre 2 à 5 % pour nos arbres locaux
- Un plant de bambou peut produire jusqu'à 200 canes en 5 ans
- Il existe un livre qui recense plus de 5000 modes d'utilisation du bambou
Alors, des questions ?
Je vous laisse visiter la Boubouseraie de Prafrance à Anduze :
La galère du mois :
Si comme moi, en voulant admirer vos rosiers, vous tordez votre nez devant leurs feuilles anormalement racornies et enroulées, ne cherchez plus, vous avez droit à une chenille dite la tordeuse.
Elle se nourrit de ces bouts de feuilles tendres et collent les jeunes feuilles en les tordant (ça on avait compris !). Que faut-il faire ? Les enlever à la main puis les brûler, voir traiter avec un produit au pyrèthre.
La lune rousse …
Saviez-vous que la lune rousse est la première lunaison après Pâques.
« Pourtant, on ne peut nier, selon la légende, que si la Lune brille dans le ciel du mois de mai, il y a des chances pour que les jeunes pousses de vignes ou de pommes de terre soient gelées le matin. On dit que la Lune les a roussies (brûlées). La coupable, c'est elle, puisqu'elle est la seule visible
dans la nuit et au petit matin, justement au même moment où les fragiles boutures sont détruites par le gel !!!! Imaginez, le paysan, se levant de bon matin, constatant que toutes les patates sont gelées, roussies: il cherche le coupable, et que voit il ? Dans le ciel clair: la Lune: c'est elle !!! Il a trouvé: la coupable.
Il y a là une concordance indiscutable, mais non une relation de cause à effet. Si la lune brille, c'est que le ciel est sans nuages, et que rien ne s'oppose au refroidissement nocturne. La chaleur en effet s'échappe vers l'espace, pas de couvercle nuageux pour retenir cette chaleur, pas de "couverture". La température au voisinage du sol s'abaisse dans de bonnes proportions, le gel apparaît, et dommage pour les fragiles végétaux. Le même phénomène se produira aussi bien au moment de la nouvelle lune, si le ciel est clair, bien que la Lune ne paraisse pas. Il se produirait aussi au mois de mars dans les mêmes conditions, mais alors la Lune ne roussit pas les jeunes pousses parce que la végétation n'est pas encore partie. La lune est également visible la nuit dans les contrées tropicales chaudes... et pourtant là bas, elle ne roussi pas les boutures fragiles !!! »
extrait de : http://zebulon1er.free.fr/meteo.htm
Dame lune nous renvoie à la lecture du calendrier lunaire
bien documenté de ce site pour le mois de mai, pour vos semis, vos récoltes et votre curiosité : http://jardi22.free.fr/calend5.htm
Proverbe du mois
« Brouillard de mai, chaleur de juin, amènent la moisson à point. »
Et dans le jardin, que se passe-t-il entre autre?
Je boucle ce n° de mai dans l’écho mais le mois de mai n’est pas entamé….donc mes pieds de tomate sont sur mes fenêtres en intérieur.
Patience, si on fait fi des Saintes Glaces, les pieds risquent de geler en terre (cela m’est arrivé une année) ou bien si vous n’avez pas le choix, paillez bien au pied et la nuit, retournez une bouteille plastique dessus (cul coupé). Pareil pour les autres frileuses.
Donc mes cucurbitacées ne sont pas sortis non plus, mais en terre je sème les fleurs qui le permettent, par bosquet (ou par bouquet) sur les plate bandes ou dans le potager (capucines, lavatères, œillets de poètes, ipomées, pavots de Californie et mélange de fleurs pour gazon) et j’ai bien sûr préparée la place pour les retardataires.
Toutes ces fleurs citées sont réputées très faciles.
Ma voisine a semé la salade pour deux (je récupèrerai des plants), car chez moi entre mon chat et mon bébé de 22 mois je me bataille pour qu’aucun des deux ne se roule dans la terre fraîchement et finement retournée. Cette année c’est difficile, je parque tout avec piquets et ficelle (ça n’arrête guère le chat).
Les radis, salade, laitue, poussent vite et demandent des arrosages réguliers.
J’ai acheté un groseillier à maquereau, j’ai choisi sa place (mi ensoleillé) et picorer en passant.
C’est le moment de semer selon vos envies, et pour les plus patientes, semer les graines de fleurs qui ne donneront de résultats florifères que dans un an….mais ça vaut le coup ! A ce propos regardez bien au dos des sachets, le moment pour semer, et le moment de floraison.
J’ai semé mon maïs fraise par poquet, et je vous ferai des photos en fin d’été de cette variété curieuse.
Pour les enfants désireux de cultiver leur potager, délimitez un coin de potager avec eux, (ou choisissez des pots sur la terrasse ou le balcon) facile d’accès et choisissez des légumes rapides à la levée.
Un poignée de blé, des radis, et 2 ou 3 plants achetés : tomates cerises à déguster (choisir une variété douce à la peau fine), un plant de courgette très productive (à cueillir jeunes et à préparer en salade, en gâteau, en gratin….avec lui bien sûr) et un plant de cucurbitacée au choix (comestible ou non) assez volumineux pour inscrire sur le jeune fruit (en incision) au couteau stérilisé(avec votre « grande aide »cette fois-ci) son prénom dessus, un cœur ..etc…qui cicatrisera sur le fruit à maturité et devenu gros, pour son plus grand étonnement !
Le mois prochain un épouvantail, des totems, des décos, c’est aussi ça le jardin…
Le dicton de Lison
La Nature est généreuse, c’est pour elle une question de survie. A nous de l’imiter un peu plus souvent.
De l’oseille, le plein de vitamines :
L’oseille (du latin « acidulus ») est une plante potagère vivace (polygonacées – décidément aujourd’hui on se cultive !!) originaire d’Europe et d’Asie. Elle aime les sols riches et humides et peut atteindre 1 m sous un soleil/mi ombragé. Ses racines s’enfoncent profondément dans le sol. Elle ressemble à l’épinard. Les pinsons raffolent de ses graines.
Une centaine de variété, dont les plus connues : rumex acetosa (ou grande oseille à feuilles larges), rumex scutatus (ou oseille ronde à feuilles rondes et charnues) et rumex patientia (patience, à feuilles rondes et rugueuses, est moins acide quoique plus amère).
Les feuilles se cueillent tout au long de l’année mais avant la floraison.
Sa culture est simple si l’apport d’eau est suffisant et l’ensoleillement de 6 h par jour minimum sans être écrasé de soleil sous peine d’amertume. Les vieux plants se divisent facilement et un apport de compost mélangé à la terre chaque année les embellit (au goût).
Ses propriétés médicinales sont nombreuses et reconnues depuis l’antiquité :
Astringente - Compresse
Cicatrisante - Compresse L'oseille est excellente en premiers soins dans le cas de coupure, brûlure, blessures mineures longues à cicatriser. L'oseille a la propriété de resserrer les tissus endommagés. Changer fréquemment la compresse et, dès que la blessure ne suppure plus, l'exposer à l'air libre pour activer la cicatrisation.
Contre les problèmes reliés au foie, aux reins et à la vessie - Infusion
Digestive - Nature
Diurétique - Infusion (fleurs et feuilles)
Fébrifuge - Infusion
Laxative léger plutôt régulateur – Infusion
Il est communément admis qu’il est préférable de ne pas consommer d’oseille en cas de calculs (rénaux par ex.)
Ses propriétés domestiques :
Enlève les tâches (préparation en décoction)
Sur l’osier, l’argenterie, la toile.
Frotter avec un linge doux.
Valeur nutritive par 100 g :
Calories 26
H. de carbone: 2,6 g
Matières grasses: 0,5 g
Protéines: 2,6 g
Riche en Magnésium Potassium Vitamine C
« Sa saveur acidulée provient de l'acide oxalique contenu dans ses feuilles. L'oseille à
feuilles rondes possède un goût légèrement citronné qui convient parfaitement aux poissons, aux potages, aux sauces blanches, aux crèmes, aux oeufs, aux volailles et aux viandes blanches ainsi que le fromage de chèvre. Le saumon à l'oseille est devenu un classique de la gastronomie française. »
Parties comestibles : les feuilles
Equeuter, laver et égoutter l'oseille.
On compte environ 350 g par portion
Attention, comme les épinards, l'oseille cuite réduit en volume
A déguster crue ou cuite, en salade, vapeur, chiffonnade, purée, crème, sauce.
Pour des recettes :
http://www.saveursdumonde.net/ency_1/oseille/chiffon.htm
http://www.saveursdumonde.net/ency_1/oseille/moules.htm
http://www.saveursdumonde.net/ency_1/oseille/saumon.htm
Trucs et astuces :
La conservation de l'oseille est difficile aussi est-il préférable de la cuire selon les besoins surtout que la cuisson est excessivement rapide.
A cause de son extrême acidité, I'oseille ne tolère pas les chaudrons de fer, les couteaux en acier non inoxydables. Elle le démontre en se décolorant.




