02 février 2007
Mère au foyer-peintre...ou peintre-mère au foyer ?
Damouredo : Tu as un joli pseudo...mais c'est peut être ton vrai prénom
?
Miriama : Oui c'est un prénom tahitien
Damouredo : Et quel en est le sens ?
Miriama : En fait ca vient de Myriam "tahitianisée"
Damouredo : Donc tu es tahitienne. Née la bas ?
Miriama : Oui, née et grandit là-bas.
Damouredo : Raconte moi un peu tout cela...car tu vis en Corse
maintenant non ?
Miriama : Oui je vis en corse depuis deux ans, j'ai quitté
Tahiti quand mon mari a été muté ici.
Damouredo : Tes parents sont aussi tahitiens ?
Miriama : Comme beaucoup de polynésiens, je suis métissée. Ma
mère est moitié tahitienne et moitié anglaise, mon père est italien... j'ai
aussi du sang chinois. c'est un peu le choc des cultures dans la famille !
Damouredo : En effet. Beau mélange. Et ton mari ?
Miriama : Polonais d'origine, mais sa famille est d'origine
grenobloise. Nos enfants sont la 4éme génération de métissage dans la famille !
A Tahiti, il était en mission là-bas, et je me suis laissée embarquer !!! Il
est fonctionnaire. Au Trésor Public.
Damouredo : Tu y vas souvent, car il y a plus de 20
heures d’avion, je crois…
Miriama : Je ne suis pas retournée à
Tahiti depuis que nous sommes en Corse. 24 heures de voyage avec des petits
c'est long, mais on y va en mai pour ma prochaine expo.
Mon ainé est né là-bas, mais le petit ne connait pas Tahiti.
L'ainé, Anapa ,a deux ans et demi, le petit, Keanu,
16 mois.
J’ai toujours vécu à Tahiti, sauf pour mes études.
Damouredo :C’est bien ce qu’il me semblait…tu as fait des études d’architecture à Paris ?
Miriama :
C'est ça, tu es bien renseignée ! 2 ans à Montpellier, 4 ans à Paris.
En fait au début de mes études je voulais rester en France,
et puis ensuite, c’était trop dur, j'avais besoin de mon île.
Les premières années, j'étais ravie d'être à Paris,
c'était mon rêve d’enfant...
Il n'y avait pas de grandes écoles, ni de de fac il y a 10ans à Tahiti.
Et puis je voulais voir autre chose que la Polynésie. Je rêvais d'art et de culture ! Et quand tu es jeune et curieuse, tu a envie de vivre d'autres
choses.
Damouredo : Donc c'est un
rêve d'enfant...tu as toujours voulu aller à Paris...
Miriama : Enfant je rêvais
de visiter Paris, de voir le Louvre.
Tahiti c'est super quand tu
aimes le soleil, mais quand tu veux aller au cinéma ou t'instruire, tu tournes
vite en rond ! Donc Paris, la France pour moi c'était
vraiment le rêve absolu!
Miriama : Si, je voulais faire les beaux arts, j'ai même
passé le concours de l’école du Louvre, mais mes parents trouvaient qu'artiste
ce n’était pas assez sérieux comme métier.
Ils m’ont laissé partir, mais comme ils étaient
inquiets, je suis d'abord allée à Montpellier où il y a une communauté polynésienne.
Il y a beaucoup d’étudiants polynésiens qui vont à Montpellier.
Damouredo : Tiens, c’est amusant...à cause du soleil ?
Miriama : A cause du soleil, et puis parce que c'est plus petit
que paris j'imagine... c'est comme cela depuis 20 ans !!! Il y a 25 ans beaucoup de tahitiens voulait faire
médecine et venait en France.
Damouredo : Donc tu as ton bac...Bac scientifique avec
option art plastique...et tu décides de partir à l'autre bout du monde...Arrivée à Montpellier tu fais quoi ?
Miriama : Je rentre à l'école d'architecture. Mon père m'avait promis que si je faisais de vraies
études, j'aurais droit à 2 ans de peinture à Florence.
En fait il m'a bien eu parce qu’au bout de 6 ans
d'études je ne voulais plus aller à florence, mais travailler.
Miriama : Non, paris c'était mon rêve, et puis pour les études
d'architecture c'est quand même mieux !
J’ai pu changer car au bout de deux ans tu as un
premier diplôme, qui te permet d'être architecte d'intérieur ou collaborateur
d'architecte.
Si tu le souhaites, tu démarres un deuxième cycle de
4 ans pour être DPLG. C'est ce que j'ai fait.
Je voulais de plus me spécialiser en architecture
environnementale.
Damouredo : Explique moi ce que c’est, car je suis une
quiche en architecture…c’est quoi "DPLG" et "l’architecture
environnementale" ?
Miriama :"DPLG" veut dire Diplômé Par Le Gouvernement. C'est ce qui te permet
de construire plus de 170m2, d'être inscrite à l'ordre des architectes et de fournir la garantie décennale.
"L'architecture environnementale" est plus respectueuse
de l'environnement naturel et culturel de la construction. Tu emploies des
matériaux sains, des techniques de construction traditionnelles, etc
Damouredo : Et la garantie décennale...c'est quoi ?
Miriama : Ce qui garantie à ton client que ce que tu as
construit est sensé tenir 10 ans. Pendant 10 ans tu peux te retourner contre
l'architecte si il y a un problème dans la construction.
C'est un peu technique. C'est ce qui justifie les
honoraires des architectes !
Damouredo : Si j'ai bien compris...toi
l'architecture...ce n’était pas ton rêve de départ...Tu rêvais déjà de
peindre... Mais tu as fait archi pour faire plaisir à tes parents, alors ?
Miriama : Oui, disons qu'ils ont su me faire croire que j'avais
envie d'être architecte. J'ai adoré ces études, mais au bout d'un an d'exercice
en tant qu'architecte je me suis ennuyée, et dès que j'ai pu faire autre chose
j'ai changé pour faire de l'environnement justement, et de la communication.Et dès que j’ai eu mon diplôme en poche, je suis
rentrée à Tahiti. La Polynésie était en pleine période de construction après la fin des essais nucléaires, et
j'ai eu des propositions de boulots très intéressantes, donc motivée pour
rentrer !
Damouredo : Et tu as fait tes premières armes d'architecte
à Tahiti ?
Miriama : Oui pendant 1 an j'ai travaillé pour le gouvernement
polynésien. D'abord sur des projets d'aménagement et ensuite sur des projets de
rénovation, plus en rapport avec ma spécialité environnementale.
J'adorais mon chantier de rénovation, mais quand on
m'a proposé de faire de l'environnement et de la sensibilisation, et comme par
ailleurs j'avais une association de protection de l'environnement, j'ai foncé
et je me suis investie là dedans. La
Polynésie a des soucis en matière d'environnement.
Damouredo : Ton association de protection de
l’environnement...cela consistait en quoi ?
Miriama : Dès que je suis rentrée à Tahiti, j'ai milité pour la
protection de l'environnement, et comme j'étais architecte, on m'a très vite
demandé de représenter les associations dans les commissions d'aménagements. Et
de fil en aiguille, j'ai fini par travailler pour le ministère de
l'environnement polynésien.
Tahiti est petit et de plus, j'étais la première
polynésienne architecte.
Le salaire n’est pas le même, mais je suis une
idéaliste, cela n'avait pas 'importance. Je voulais changer le monde.
Damouredo : Ah oui ? Jamais eu d'architecte polynésien
avant toi ? Que ce soit homme ou femme ?
Miriama : Non, pas d’architecte. Ni polynésien ni polynésienne.
Les politiques m'ont vite repérée.
En fait les deux autres architectes polynésiens sont
arrivés après moi et les archis qui exerçaient déjà à Tahiti étaient tous
d'origine métropolitaine.
Damouredo : J'interviewe une célébrité alors...
Miriama : Bof, à l'échelle d'une petite île…
Damouredo : Et tu n'as pas regretté Paris ?
Miriama : Non parce que je pouvais m'investir pour mon pays, et
que j'étais très occupée.
Damouredo : Et la peinture dans tout cela ? Parce que c'est quand même ton rêve de
départ...
Miriama :
Ah c’est une longue histoire. C’est enceinte de mon
premier garçon que je me suis remise à dessiner puis à peindre, et c’est
enceinte de mon second garçon que j’ai décidé de tout arrêter pour devenir
artiste à part entière. Très encouragée par mon homme.
J’ai toujours peint et dessiné et j'ai arrêté après
mes études...
Damouredo :
Miriama :
En archi on fait beaucoup d'histoire de l'art, de
photos, de dessins, de nus, c'est très artistique comme étude. c'est pour ca
que j'ai tant aimé ces études.
De plus quand tu es étudiante en architecture les
musées sont gratuits… Et j’étais plus en cours d'arts plastiques qu'en cours de
constructions
Damouredo :
Miriama :
Beaubourg, Le Louvre et le Jeu de paume. Mes peintres préférés sont Matisse, Tapies, Ingres, Soulages et Motherwell...J'aime aussi beaucoup les sculptures de Giacometti.
Damouredo :
Miriama :
Mais lui, vivait déjà à Tahiti quand j'étais à paris
Et il était à Nîmes quand j’habitais Montpellier.
Mais nous nous sommes connus à Tahiti.
Damouredo :
Miriama :
Gamine je ne me voyais pas du tout mariée !
Damouredo :
Miriama :
Et non ! LOL
Nous nous sommes connus, il y a 4 ans. J’avais 25
ans.
Damouredo :
Miriama :
Oui, comme une folle même ! Et puis très vite on
décide de faire un bébé comme c'est l'amour fou !
Damouredo :
Miriama : En fait pas tout de suite. Après la naissance d'Anapa
j'ai continué à travailler, mais comme je suis tombée très vite enceinte de Keanu
(ils n’ont que 13 mois d'écart) et que mon mari a eu cette proposition de
mutation pour Ajaccio, j'ai décidé d'arrêter de travailler.
Miriama :Pendant mon premier congé maternité j'ai ressorti mes
carnets de croquis, retrouvés chez mes parents. Puis j'ai eu envie de peindre, et voilà. Evidemment mon mari a trouvé que c'était génial (avec
mon mari tout ce que je fais est génial, je crois bien qu'il est mordu !) moi
j'étais moins enthousiaste, mais j'ai retrouvé le goût de peindre comme cela. C'est redevenu vital assez vite pour moi en fait.
Damouredo : Ecoute ce que j'en ai vu me plait aussi
beaucoup.
Miriama : Merci, je ne vais pas te reprocher d’aimer ma
peinture…
Damouredo : La peinture n’a donc pas été une découverte
subite pour toi…tu peignais déjà auparavant.
Miriama : Oui je peignais avant, mais étrangement le fais d'être
maman m'a apaisée coté peinture.
Damouredo : Ton style est maintenant tout à fait
différent ? C'est ce que tu veux dire ?
Miriama : Je ne me demande plus si c'est génial ou pas, je me
fais plaisir, et tant mieux si je communique ce plaisir.
Miriama :Je ne sais pas trop... disons que cela aurait été
plus difficile pour moi de prendre la décision d'arrêter de travailler pour
peindre.
Damouredo : Finalement ce sont les circonstances...qui
ont fait le choix pour toi...
Miriama : Oui disons que j'ai eu de la chance... les circonstances
m'ont permis de prendre le temps de faire ce que je veux réellement.
Damouredo : Parce que c'est de nouveau le grand saut...Tu
quittes encore ton ile, ta famille...ton job qui avait l'air de te
passionner... pour suivre l'homme de ta vie...et pour devenir femme au foyer...et
aller en Corse à des milliers de km de chez toi...Ce n’est quand même pas
évident !
Miriama : Ben oui... Mais parfois il faut savoir se laisser
porter par les circonstances. La preuve j'ai bien fait...
Damouredo :
Miriama :
En fait comme je te l'ai dit, je n'ai jamais rêvé d'être
mariée, encore moins d’être maman. J'étais « programmée » pour être
architecte, performante, une « wonderwoman » quoi...
Etre femme au foyer a été un choix difficile à
assumer. Mais aujourd'hui je suis épanouie comme cela.
Peut-être aussi parce qu'artistiquement j'ai déjà une
petite reconnaissance, c'est sûr que cela aide pour assumer!
Damouredo :
Miriama :
Oui ce sont des réflexions que j’ai entendues dans ma
famille ou dans mon ancien entourage professionnel.
C'est aussi pour cela que je pense qu'assumer ce
choix de vie à Tahiti aurait été plus difficile.
Damouredo : Et tes parents ? Macho papa, non ? Donc peut
être content que tu sois femme au foyer ?...
Miriama : Mitigés. Heureux d'être grands-parents mais papa
voulait que fifille fasse de « grandes choses »… Oui macho
(sicilien!!!) mais il m'a toujours dit que je devais être une « femme
forte » !J’ai également un frère plus âgé mais sans enfant et
il travaille dans le commerce à Tahiti.
Mon père m'a éduquée pour me faire changer le monde!
Damouredo : Certains pensent que la femme au foyer se
tourne les pouces à la maison...mais on sait qu'avec des enfants petits, c'est
loin d'être le cas...Comment arrives-tu à t'organiser pour peindre ?
Miriama : C'est là que je fais une confession terrible LOL, depuis
que je peins à plein temps, mes enfants sont à la crèche... En Corse ils ont
d’abord été en halte-garderie trois après-midis par semaine, puis en crèche
trois jours par semaine, puis en crèche tous les jours maintenant…
Damouredo : Il n’y a pas de honte, tu as la super chance
de pouvoir...C’est parce que tu es déclarée artiste ? Comment as-tu
fait ? Car si tu ne travailles pas « à l’extérieur »…tu n’as pas
de place en crèche normalement…
Miriama : Dès que tu vends une toile tu obtiens le statut
d'artiste peintre. C’est ce qui m'a permis d'abord de les mettre en halte
garderie. On m’a proposé ensuite la crèche, mais le plein temps est venu
progressivement, en fonction des places disponibles...
Damouredo : Donc tu es une artiste qui travaille à la
maison...et comme telle tu fais garder tes enfants.
Miriama : Surtout que l'ainé a « besoin » d'être
entouré... Il est hyperactif, et d'être à la crèche lui permet de faire plein
d'activités en groupe .
Et ce n'est pas pour me donner bonne conscience, mais
il est plus épanoui depuis qu'il est en crèche.
L’année dernière il était déjà dans la section des
grands alors qu'il n'avait que 18 mois
Damouredo : Et tu parlais de reconnaissance
d'artiste...ca y est ? Tu exposes ? Tu vends ?
Miriama : J'organise une expo en mai à Tahiti et je participe à
une vente en mars à Paris... je suis assez contente, oui.
Damouredo : Ah oui à Paris ?
Miriama : J'ai été contactée pour participer à une vente
publique à Neuilly qui permet aux artistes d'être cotés.
Je n'y présenterai qu'une seule toile, mais c'est
déjà un début pour se faire connaitre. J'ai des contacts pour une seconde expo
en octobre à Paris... mais rien de fixé pour l'instant...
Damouredo : Tu es tout simplement contactée...tu n'as
rien fait...c'est super
Miriama : Oui à Ajaccio l'année dernière, j'ai participée à une
expo collective
Damouredo : Souvent les municipalités organisent des
salons de peintres...Enfin vers chez moi...c'est la grande mode.
Tu peins vraiment en pro depuis combien de
temps ?
Miriama : Depuis un an maintenant. J’ai vendu deux toiles et j’ai des réservations pour
ma prochaine expo
Damouredo : Et elles sont sur ton blog ?
Damouredo : Je craque pour tes bleus...ils sont
magnifiques.
Miriama : Merci, j'ai justement vendu 1 toile bleue
Damouredo : Je peinturlure vaguement...et je peux te
dire...combien je sais qu’il est difficile de faire des couleurs lumineuses…
Miriama : A l'acrylique, je préfère, j'aime bien le coté
« plastique » de l'acrylique
Damouredo : Et tu peins au couteau non ?
Miriama : Je peins au couteau, mais en fait j'emploie plusieurs
techniques
Damouredo : Je suis moins "quiche" qu’en architecture…j'avais
remarqué les coups de couteau... LOL
Damouredo : Pourtant tes mers...j'adore, elles
m’apaisent.
Miriama : C'est bien, car il ne faut pas que l'on perçoive le
combat dans une toile. Cela doit rester une histoire entre la toile et moi...
Damouredo : Tu fais des collages aussi ? Sur quel tableau de ton blog par exemple ?
Miriama : Justement les collages ce sont mes dernières toiles,
mais elles ne sont pas encore sur mon blog...Mais c'est une d’entre elles qui
sera à la vente de Neuilly.
Damouredo : Et ce qui est sympa...c'est que tous tes tableaux sont liés
à la Polynésie.
"Anapa"...cela veut dire « reflet du
soleil dans la mer » ?
Miriama :J'essaie de mélanger la Polynésie et l'art
moderne, . C’est un peu une rencontre entre deux univers plastiques, deux
cultures.
Anapa, c’est le nom d'un tableau, mais c'est surtout celui
de mon fils...
Poétique non?
Damouredo :
Miriama :
Oui ça doit être mon coté polynésien qui parle en
moi... Je tiens beaucoup aux noms polynésiens, ils expriment pour moi le sens
profond de la toile, même si après chacun peut y voir ce qu'il veut en fonction
de son histoire. C'est ce que j'aime dans l'art moderne, chacun peut
l'interpréter.
Damouredo :
Miriama :
Je n’aime pas le coté élitiste de l'art.. Je trouve
qu'il faut que cela soit simple et que chacun puisse se l'approprier.
« Nape », le tressage, c'est un hommage
pour moi au travail de tressage des polynésiennes.
Damouredo :
Miriama :
Oui c'est vrai ! A Tahiti je vends mes toiles 1000
euros et à Paris pour la vente prévue, le prix de la toile est fixé à 2500
euros.
Damouredo :
Miriama :
Ca dépend. Pour certaines une journée seulement, pour
d'autres j'ai mis plus d’un mois!
Je sais comme c'est de l’art moderne, on se dit que
c'est vite fait, mais il y a souvent des hésitations, des doutes...
Mais les toiles que je préfère en général, je les
finies en moins d'une semaine.
Damouredo :
Damouredo :
Miriama :
Oui j'ai aménagé un atelier chez moi. J’ai beaucoup de
chance et mon homme a tout fait pour que je sois bien installée
Damouredo :
Damouredo :
Miriama :
Il va bouger tout le temps cet homme, et je suis
condamnée à le suivre ! LOL
Oui, c'est bien aussi de bouger, de voir d'autre
chose.
Mais je pense que lorsque les enfants seront plus
grands, bouger pourra être une contrainte.
Damouredo :
Damouredo :
Miriama :Oui il y a beaucoup d'artistes sur le forum, on va
préparer plein de sujets pour cette rubrique !Je suis très contente d’animer ce petit cours, cela me permet d’échanger avec les autres
femmes su forum, celles qui dessinent ou peignent déjà , mais aussi celles
qui sont curieuses ou ont envie d’apprendre. Je pense que c’est enrichissant
pour tout le monde.
Le premier cours de dessin s’est fait un peu au hasard, sur
le thème des arbres, mais pour le prochain on essaie de préparer quelques
choses de plus étoffer sur le nu. J’ai demander à d’autre FAF, micoton, fabie ,
tiphaine, celles qui peignent ou dessinent déjà, de m’aider à le préparer et de
me donner leurs avis, parce que comme je suis autodidacte,moi aussi j’ai besoin
d’apprendre ! Et puis travailler en équipe c’est plus enrichissant !
Donc la semaine prochaine on attaque le nu, et ensuite on fera je l’espère un peu de peinture abstraite… J’ai aussi envie de
faire un sujet mixte photo-peinture
dans la veine du POP-ART, avec l’aide de LOL Gadoune, et aussi de l’équipe qui
organise les concours photos !
Bref on a pleins d’idées, et je pense que comme il y a
beaucoup de femmes créatives sur le forum, cela risque de ne pas s’arrêter
là !
Damouredo :
Miriama :
Comme je ne le vois pas comme un métier cela
devrait aller ! Et je vais essayer de faire des salons l'année
prochaine
Damouredo :
Miriama :
Je crois entendre mon père ! LOL
Mais je suis certaine que je dirai la même chose à
mes fils!
Damouredo :
Miriama :
C'est grâce à l'amour…
Merci à toi !
Pour aller admirer les tableaux de MIRIAMA, c'est ICI
L'interview est déjà très long...mais je trouvais dommage de ne pas parler des peintres qu'aime Miriama. Comme elle le dit elle-même..."ça explique souvent bien des influences...parfois inconscientes !"
Edit du 26 juin : Allez voir sur l'aticle de presse sur l'expo de Miriama en Polynésie ICI
Commentaires
Quel article superbe. J'étais plongée dedans comme si j'avais été avec vous. Et pourtant je n'ai aucune fibre artistique.
Miriama, je viens de ton site l'idée de pouvoir créer sa propre image en modifiant le sens de tes tableaux je trouve cela vraiment super. Cela permet d'y voir autre chose que le peintre sans forcément culpabiliser de trahir sa création.
Un grand bravo à toutes les deux, toi Miriama pour tes créations, ton parcours, ton implication dans tous ce que tu entreprends ; à toi Damouredo qui sait si bien poser les questions simples, on sent que Miriama était à l'aise avec toi et c'est ce qui donne cette interview tellement vrai.
Chapeau à vous deux!Nana Miriama ;o)
Il faut que je vienne plus souvent ici, c'est vraiment sympa et intéressant, bravo DO et les collègues!
Un très beau portrait de femme !
Merci à toutes les deux !
Très Intimiste, merci pour ce moment de lecture très agréable, j'avais l'impression d'être à côté de vous!!
RDV pour les cours de dessin!
Double cursus archi/artistique
"interessant !!!!
Aujourd'hui toutefois, le cursus en archi est un peu différent, il se divise en trois cycles, comme pour la fac: trois ans de licence, deux ans de master, et une dernière année, au cours de laquelle l' étudiant travaille chez un architecte en même temps qu'il prépare son diplôme de fin d'étude, pour être "DPLG" justement.
Très intéressant de mettre en valeur un parcours double comme celui-ci.. Les études en architecture offrent en effet une large palette de domaines intéressants à explorer, et les arts plastiques en font partie."
"fille de faf delasoupe, en études archi "
Super l'article ! intimiste aussi. et très sympa de mettre les articles les uns après les autres. J'avais perdu celui de fauvette que je n'ai jamais eu le temps de lire... bon ce sera pour une autre fois mais au moins je sais ou il est..LOL
Quel parcours miriama ! je suis ... envieuse ! lol
sympa l'article...j'avais l'impression d'être à vos cotés...lol!
bonne continuation...à vous 2!
MIRIAMA sans me faire vraiment connaitre,je suis tes cours de dessin..mais je suis un peu rebelle...aime pas trop les dictats...
Merci pour cette longue interview qui a paru courte!! C'était plutôt une conversation au coin du feu tant elle était à la fois spontanée et intimiste.
Miriama, j'ai appris que les cours d'architecture comportaient des cours de dessins et autres. C'est vraiment intéressant. En fait, des cours de dessins devraient être davantage proposés aux enfants et adolescents. C'est une source d'épanouissement, de connaissance de soi et de plaisir.
Bravo.
voilà un interview passionnant,et un portrait de femme trés attachant.
Bravo à toutes les deux, Miriama pour son beau parcours et Do pour cet interview.
Merci!
Merci pour vos commentaires, et merci à Do pour cette interview, elle est douée n'est-ce pas!
je suis d'accord avec bouton d'or, on devrait faire plus d'arts plastiques pour les enfants et les ados... A barcelone c'est ce qu'ils font, les enfants vont dans les musées dessiner et peindre toutes les semaines, c'est impressionnant!
Merci à vous toutes!
bonheur
miriama, tu dégages un tel parfum de bonheur! alors je sais qu'il existe...miss...
moment de partage
Miriama
je tombe tout à fait par hasard sur cette conversation très intimiste et je ma régale...j'écris ce petit mot et je file voir ton site.
Doublement concernée par cette image de femme au foyer et artiste, j'avais l'impression d'avoir déjà lu tout cela quelque part..sourire...
Etudes, mariage, changement de vie, de région éloignement familial...et poum comme toi je re-tombe dans le dessin, l'ambiguité de la vie de femme au foyer et d'artiste, avec ses inconvénients (mes enfants sont à la cantine.!.rire..manque d'argent...) mais aussi ses nombreux avantages (moins de stress, pas de course éfreinée après une vie qui ne m'épanouit pas...un mari adorable prêt à tout pour m'aider à réaliser mon dessein...).
à bientôt sans doute sur ce forum...que j'ajoute à mes favoris...
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