05 mai 2006
A NOTRE REGRETTE AMI
Chèr(e) Ami(e),
Aujourd'hui, c'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès
d'un ami très cher qui se nommait "Bon Sens" et qui a vécu parmi nous durant de très nombreuses années.
Personne ne connaît précisément son âge, car le registre
de sa naissance a été déclassé, il y a bien longtemps, du fait de sa trop grande ancienneté.
Mais nous nous souvenons bien de lui, notamment pour ses remarquables leçons de vie, comme "Le monde appartient à celui qui se lève tôt" , ou "Il ne faut pas tout attendre des autres", ou encore "Ce qui m'arrive est peut-être aussi de MA faute",
et bien d'autres encore.
"Bon Sens" vivait avec des règles simples et pratiques, comme "Ne pas dépenser plus que ce que l'on a", et des principes éducatifs clairs, comme "Ce sont les parents,
et non les enfants, qui décident en finale".
Hélas, " Bon Sens " a commencé à perdre pied quand des parents ont attaqué des professeurs
qui croyaient avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants le respect et les bonnes
manières.
Ayant appris qu'un enseignant avait même été renvoyé pour avoir réprimandé un élève trop excité, cela a encore aggravé son état de santé.
Sa santé s'est encore profondément détériorée quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement
sur le petit bobo d'un élève, tandis qu'ils ne pouvaient plus informer les parents des autres dangers bien plus graves encourus par l'enfant.
Enfin, " Bon Sens " a perdu la volonté de survivre quand il a constaté que des criminels
recevaient un meilleur traitement que leurs victimes.
Il a encore pris des coups, tant au moral qu'au physique, quand la justice
décida qu'il était répréhensible de se défendre
contre un voleur dans sa propre maison, tandis que le voleur pouvait, lui, dans ce cas, porter plainte pour agression et atteinte à sa propre intégrité physique.
"Bon Sens" a définitivement perdu toute confiance et toute attache à la vie quand une femme, qui n'avait pas réalisé qu'une tasse de café bouillante
était chaude et qui en avait maladroitement renversé quelques gouttes sur sa jambe, a perçu, pour cela, une indemnisation colossale
, à charge du fabricant de la cafetière électrique.
Et, comme vous le savez, la mort de "Bon Sens" avait déjà été précédée par la mort de ses parents, Vérité et Confiance, la mort de son épouse Discrétion
, la mort de sa fille Responsabilité , ainsi que la mort de son fils Raison .
Il laisse ainsi toute la place à ses trois faux-frères, qui s'appellent respectivement "Je connais mes droits" , "C'est la faute de l'Autre" et "Je suis une victime de la société"
.
Certes, il n'y avait pas foule à son enterrement
car il n'existe plus beaucoup de personnes qui le connaissaient vraiment, et peu se sont donc rendus compte qu'il était parti.
Mais vous, si vous souvenez encore de lui et si vous voulez raviver son souvenir
, prévenez vos amis de la disparition de notre regretté "Bon Sens" par exemple en faisant circuler cette lettre.
Sinon, ne faites rien !
Auteur inconnu....
Images Getty
Commentaires
Bravo
j'adore ton post, tu as tout a fait raison
Ce qu'il faudrait, c'est un petit miracle, pour rescussiter Monsieur "Bon Sens" ... on peut rêver !
Cette lettre est très bien écrite... c'est frappant de vérité ! De quoi réfléchir...
Merci !
Bravo ! Il faudrait l´envoyer à tous les ministéres et la faire lire en plein sénat, histoire de faire réfléchir les gens qui nous gouvernent.
Ouf! je viens de "tomber" sur ton article et je dois dire que c'est saisissant! Je crois que c'est ce que la plupart des gens pensent ou ressentent mais ça va mieux en le disant et là c'est bien dit.
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