10 novembre 2007
Grande rencontre de fafs à Paris le 30 novembre 2007
J'en rêvais depuis toujours, une vraie rencontre. Passer du virtuel à la réalité. Grâce à Guermantes et son association Activ'aussi, nous aurons le plaisir de nous retrouver dans un superbe endroit : la Villa Péreire à Paris dans le 17ème.
Nous aurons la chance d'avoir David Abiker avec nous, qui nous
parlera principalement de ce livre et le dédicacera à celles qui le
souhaitent.
(super idée de cadeau pour Noël d'ailleurs ! Des exemplaires seront à la vente sur place.)
Nous aurons la Villa Péreire pour nous de 15h30 à 18h.
Il n'est pas trop tard pour vous inscrire en envoyant un mail ici : activaussi@yahoo.fr
Vos maris sont bienvenus pour celles qui le souhaitent.
24 septembre 2007
LE 27 SEPTEMBRE ...c'est JEUDI !!!
Vous avez un blog...ou vos ami(e)s en ont un !
Vous êtes femme au foyer
ou non...
Vous êtes inscrite ou non sur le forum...
Venez faire la fête
avec nous le 27 septembre à l'occasion des 2 ans du forum !
ici
http://femmeaufoyer.dynamicforum.net/portal.htm
Vous
pouvez nous aider à faire circuler l'info en insérant ce logo et en
faisant un copié/collé de cette annonce sur vos blogs !
Nous vous remercions chaleureusement ! 
11 septembre 2007
On a déménagé !!!
Retrouvez-nous ici (je clique !!!)
28 avril 2007
Le secret des kilos perdus !!!!!
La princesse étant plutôt bonne fille, et à la demande de plusieurs de ses copinautes, elle a décidé de vous faire partager les grandes lignes de son alimentation actuelle !
Je vous préviens la méthode n'a rien de
révolutionnaire mais m'a paru à la fois pleine de bon sens, équilibrée
et gérable sur du long (voire du trèèèèès long) terme !!!
Des médecins se sont interrogés sur une contradiction flagrante de notre époque : on n'a jamais mangé aussi allégé en gras et pourtant l'obésité augmente ! Le problème vient donc d'ailleurs......
En l'occurence du
"sucre" ! A savoir que tout apport de "sucre" dans l'organisme
déclenche la sécrétion de l'insuline, qui elle-même donne le feu vert
aux cellules pour stocker et donc....faire du gras ! Je sais, c'est
schématique, je ne suis pas médecin !!!
Et j'ai mis sucre entre "",
tout simplement car chaque aliment contient du "sucre" plus ou moins
"bon", en plus ou moins grande quantité !
Le principe est donc de connaitre la quantité de "sucre" dans chaque aliment pour gérer l'apport et le stockage ! Simple non ???
C'est à peu de choses près la méthode adoptée pour les diabétiques !
Sont donc INTERDITS :
-
tous les plats tout prêts du commerce (y compris allégés !) : on passe
au fait maison qui permet de savoir ce qu'on met dedans !
- tous les
produits raffinés : sucre blanc (on passe au complet, mais les
édulcorants sont acceptés !), pain et farine blanc (on passe au
complet, intégral, seigle, son et à la farine minimum 80), riz, pâtes
et semoule blancs (on passe au semi-complet, complet ou boulghour,
éventuellement riz basmati)
- les pommes de terre (sous toutes ses
formes, même à l'eau !), carottes cuites (crues avec modération !),
potiron, betterave....
- confiture, miel, pâte à tartiner.....
- compotes sauf sans sucre ajouté (avec modération !)
- jus de fruits du commerce (sauf pur jus, avec modération !).......
Voilà pour les sucres !
Bien sûr, il faut aussi faire attention au gras ! Ben, oui, faut pas rêver non plus !
Donc laitages à 0%, fromages allégés, beurre idem, huile d'olive ou colza avec modération !
-
Question protéines : midi ET soir! tout est permis sauf l'agneau, oui,
même le porc (morceaux maigres !), les oeufs (attention au jaune !),
poisson, volailles à volonté, viandes rouges maxi deux fois/semaine,
charcuterie maigre (avec modération !)...
- Les fruits : deux/jour, sauf la banane et attention aux fruits exotiques ! De préférence hors des repas (2h avant ou après !)
- Les légumes.....à volonté !
-
Les féculents (pâtes, riz complets ou basmati, lentilles, haricots,
quinoa, pois cassés....) à volonté 2/3fois/semaine SANS protéines !
- La salade : verte, mâche... à CHAQUE repas, avec un peu de vinaigre ou citron dont l'acidité est très positive !
- Les fruits secs, les olives...sont autorisés en petite quantité !
-
Et cerise sur le gâteau....on a même droit aux glaces du moment
qu'elles sont allégées en sucre ET en gras (si, si ça existe !)
En gros cela donne pour une journée (pour moi !) :
Petit
déjeuner : Café + lait écrémé + pain complet ou maison (farine 80
minimum) + faux beurre OU fromage allégé + 1 verre jus (commerce ! pur
jus )
Midi : légumes vapeur
(haricots verts, courgettes, fenouil, poireaux, asperges, aubergines,
tomates, champignons, choux....) + viande rouge (maxi 2/semaine) OU 2
oeufs (maxi 2/semaine) OU blanc poulet/dinde OU poisson
vapeur/court-bouillon/papillotte (tous même thon, saumon...) OU
jambon/saucisses maigres/grillade porc/filet mignon/ OU veau... +
salade verte (avec tomates, concombre, champignons, soja....) et
vinaigre + laitage 0% + compote sans sucre ajouté ou un fruit !
Café +.........chocolat !!!! oui !!!! Mais à 70% cacao minimum !
Goûter : un thé + une ou deux tartines de pain (cf petit déj') avec faux beurre ou fromage allégé !
Soir : Légumes (soupe ou vapeur, ou fondue à la poële...) + poisson ou viande (sauf rouge !)ou oeufs OU féculents (lentilles, pâtes, riz...) + salade verte + laitage 0% + fruit.
C'est clair, 1) je n'ai pas faim ! 2) Pas besoin de prendre des compléments, il n'y a aucune carence ! 3) c'est gérable au quotidien, même en famille, et sur du long terme !
Au fur et à mesure, on apprend à faire des
recettes (gratin avec soja cuisine à la place de crème, gâteaux et
brioches avec ingrédients complets, desserts au lait écrémé.....) et on
rattrape vite les écarts par une journée ou deux de légumes/protéines !
Pas d'alcool du tout (non.....même pas le champagne !).
On apprend aussi à décrypter les étiquettes....
Si certaines ont envie d'approfondir la question, il existe des sites bien faits sur les index glycémiques des aliments et également des livres qui permettent de gérer le retour à la "normale" (même si perso j'ai décidé d'adopter ce rythme de croisière à vie ! Parce que finalement ça me semble tout à fait sain et cohérent !).
Un dîner au resto reste faisable, il suffit de bien choisir les aliments !
Chez des amis, pareil....
Même une soirée un peu arrosée est rattrapable !
J'ai
testé en deux mois : 2 dîners restau, 1 chez des amis, 1 soirée au
champagne (4 flûtes !) .....en deux jours j'avais annulé les 200/300gr
pris à chaque fois !
En deux mois de cette alimentation rééquilibrée j'ai perdu 10kg !
Allez, à vos casseroles les filles ! Et tenez moi au courant ! De même, si vous avez besoin d'une précision (un truc dont vous ne savez pas si c'est permis ou non, un encouragement, une recette ....) ! Je compte sur vous !!!
Merci à LIAHT pour cet article "régimesque"
26 avril 2007
Blanchisseuses de fin
Emile Zola raconte dans ” L’Assommoir ” la vie de
Gervaise, qui réalisa son rêve, ouvrir une petite boutique de
blanchisserie, dont l’enseigne affichait fièrement ” Blanchisseuse de
fin ” .
Edgar Degas étudia les ouvrières des blanchisseries, particulièrement le moment où elles repassent le linge.
Quand Degas rencontre Zola, on obtient cela :
” Gervaise, les premiers jours, éprouvait des joies d’enfant, quand elle traversait la rue en rentrant d’une commission. Elle s’attardait, souriait à son chez-elle. (…) Dans la vitrine fermée au fond par de petits rideaux de mousseline, tapissée de papier bleu pour faire valoir la blancheur du linge, des chemises d’homme restaient en montre, des bonnets de femme pendaient, les brides nouées à des fils de laiton.”

” L’établi , une immense table tenant les deux tiers de la pièce, garni d’une épaisse couverture, se drapait d’un bout de cretonne pour cacher les tréteaux. Gervaise s’asseyait sur un tabouret, soufflait un peu de contentement, heureuse de cette belle propreté, couvrant des yeux ses outils neufs. Son premier regard allait toujours à sa mécanique, un poêle en fonte, où dix fers pouvaient chauffer à la fois, rangés autour du foyer sur des plaques obliques. ”

” Chacune, à sa droite, avait son carreau, une brique plate, brûlée par les fers trop chauds. Au milieu de la table, au bord d’une assiette creuse pleine d’eau claire, trempaient un chiffon et une petite brosse. (…) Mme Putois avait attaqué le panier de linge préparé par Gervaise, des serviettes, des pantalons, des camisoles, des paires de manches. Augustine faisait traîner ses bras et ses torchons, le nez en l’air, intéressée par une grosse mouche qui volait. Quant à Clémence, elle en était depuis le matin à sa trente-cinquième chemise d’homme. ”

” Clémence prenait un fer à la mécanique, avec sa poignée de tôle garnie de cuir, et l’approchait de sa joue, pour s’assurer s’il était assez chaud. Elle le frotta sur son carreau, l’essuya sur un linge pendu à sa ceinture, et attaqua sa trente-cinquième chemise, en repassant d’abord l’empiècement et les deux manches.”

” Elle était toujours dans les chemises d’homme. Mais oui, elle vivait là-dedans. Ah Dieu de Dieu ! elle les les connaissait joliment et savait comment c’était fait. Il lui en avait passé par les mains des centaines et des centaines. Tous les blonds et tous les bruns du quartier portaient de son ouvrage sur le corps. ( … ) Elle avait marqué cinq grands plis dans le dos, en introduisant le fer par l’ouverture du plastron; elle rabattait le pan de devant et le plissait également à larges coups. ”

” Gervaise acheva enfin la coiffe du bonnet de Mme Boche. Elle en avait ébauché les dentelles, les étirant à la main, les redressant d’un léger coup de fer. C’était un bonnet dont la passe, très ornée, se composait d’étroits bouillonnés alternant avec des entre-deux brodés. Aussi s’appliquait-elle, muette, soigneuse, repassant les bouillonnés et les entre-deux au coq, un oeuf de fer fiché par une tige dans un pied de bois .”
Ma grand-mère ( c’est Grillon qui écrit là, non plus
Zola, lol ! ) était blanchisseuse comme Gervaise, et je me souviens
bien de sa boutique et de ses deux ouvrières toujours gentilles avec
moi, gamine de quatre ans … Je faisais la sieste dans un panier à linge
en osier rangé sous les chemises suspendues comme des voiles féériques
au dessus de ma tête.
Ah le coq, oui, je le vois encore ce coq qui formait de si jolies
manches ballon bien gonflées dans les robes de petites filles !
Toujours notre Grillondufoyer Merci à toi.
20 avril 2007
Ah Rachmaninov !
Ah Rachmaninov ! disait Tom Ewell d’un air grave et pénétré à la frémissante Marilyn Monroe dans ” Sept ans de réflexion ”

Comme lui je suis folle de Rachmaninov !
Ce film là :
grave de manière inoubliable son concerto n°3 dans notre esprit.
Un autre film fait une allusion plus lointaine à Rachmaninov, c’est ” Le Journal de Bridget Jones “.
Ma chère Bridget chante en pyjama sur son canapé la chanson de Céline Dion ” All by myself ”

L’air de cette célèbre chanson est tiré directement du concerto n°2 de Rachmaninov, c’est l’adagio sostenuto.

Merci à ma fille n° 3 de m’avoir fait écouter ce concerto n2, j’écoute constamment le 3 en sautant sur le 2, mais vraiment, cet adagio sostenuto est bien tombé dans l’oreille du compositeur d’All by myself . Ce qui fait dire que le titre est mensonger, ce n’est pas tout à fait all by myself, by Rachmaninov aussi !
Une fois n'est pas coutume...un peu de musique chez les mères au foyer ! Merci à Grillondufoyer
Sélection spéciale "anniversaire"
Le 17 avril, j'ai eu un an de plus... alors au mieux de me lamenter à la Monsieur Jean (héros de BD que j'adore), je vous fais un sujet parlant des anniversaires pour les petits. Voici une petite sélection à offrir pour un anniversaire... ou pas!
Livres:
Tout d'abord, lancés pour les 25 ans de la collection en France : voici les derniers-nés de la collection Monsieur et Madame ...
On le voit pas trop mais les ballons sont pailletés ! J'ai pas vu Madame anniversaire mais mon fils a Monsieur Anniversaire... l'histoire d'un bonhomme fan d'anniversaires qui en oublie le sien !
Mimi la souris ... à manipuler avec son enfant ! C'est le cas de le dire c'est super mimi mais fragile: volet, petits paquets à ouvrir, etc...
Ce qui séduit chez Mimi c'est pas tant le grasphisme assez simple mais l'originalité des "animations" .
Une collection sympathique allant de 1 à 10 ans : mes histoires d'anniversaire.
Celui-ci je l'ai offert à ma niéce:
j'avais trouvé le dessin des souris tout mimi ... et les livres vendus
avec un Cd ont la côte chez eux. Et oui il y a un CD avec ! Au début de
la collection on a de solides livres cartonnés pour finir avec un livre
"classique" pour les plus grands. 
Mais bon si vous ne devez en offrir qu'un seul c'est celui là : celui pour les 7 ans ! Pourquoi ? Parce que ma copine Florence Delclos fait partie des dessinateurs ! ^-^
Fleurus a sorti aussi une série de livres adaptés à l'âge mais spécifique fille ou garçon. Je trouve ça moins sympa d'avoir déjà une différence univers de fille ou de garçon à partir de 3 ans...
Petit Ours Brun : il arrive vraiment tout ...
Petit Ours Brun se demande bien ce qui se passe: les gens font de drôles de choses... A noter que cette histoire existe en receuil... c'est ce qu'a justement Maël.
DVD :
Encore une fois de plus les héros favoris : Mimi la souris et l'ours Tibére !
2 fêtes d'anniversaire avec Tibére: celui de notre grand ours et celui de la souris Trotteur... Le + ? Montrer qu'un anniversaire ce n'est pas que les cadeaux mais aussi les amis et qu'il n'y a rien de dramatique à prendre un an de plus (faudrait que je me regarde aujourd'hui pour méditer là-dessus ^-^ )
CD-rom:
Adiboud'chou est une collection réputée dans le monde des logiciels ludo-éducatifs.
Différents niveaux de difficulté pour adapter à l'âge de l'enfant. Ce que je regrette c'est que parfois même pour un adulte ce n'est pas simple car on demande de cliquer à un endroit précis et qui n'est pas forcément le plus logique... Avec Pascal on s'est un peu énervé sur la pêche aux cadeaux.
Puzzle :
hé oui même en jouet on trouve ! Djeco est une marque de jeux bien sympathique: gaie et colorée mais aussi solide!
Vendu dans une boite à silouhette éléphant, voici un puzzle de 24 piéces : l'anniversaire de l'éléphant. 1er vrai puzzle de Maël, il a eut son beau moment de succès (bon ça va revenir mais là les puzzles c'est pas trop son truc). L'image répresnete l'éléphant de la boite entouré de ses amis qui apportent cadeaux et gateau avec bougies !
Voilà c'est tout pour aujourd'hui... et s'il y en a qui comme moi fête leur anniversaire :
Merci à Karine-maman-des-chats pour cet article et encore Joyeux Anniversaire !
19 avril 2007
Curriculum Vitae en peinture
Je suis FAF depuis trente ans.
Imaginons que j’aie essayé de rédiger mon CV il y a vingt-cinq ans pour tenter de travailler :

La tête de mon mari !
Imaginons une nouvelle tentative vingt ans plus tard :

Mari compréhensif, mais CV sans espoir !
Non, je resterai FAF, et j’en suis fière !
( toutes mes excuses, j’ai oublié le nom de ce peintre !)
Merci à Grillondufoyer pour cet original CV...
16 avril 2007
Couture dans la toile
La couturière semble avoir charmé de nombreux peintres. Une femme
absorbée dans son minutieux travail d’aiguille donne à l’artiste un
modèle tranquille , posant sans poser, lui offrant tout le temps
nécessaire à l’étude des formes et des gestes, de l’expression, du jeu
de lumière .
Ce sujet, très séduisant pour la Femme au Foyer amateur à la fois de couture et de
peinture que je suis, a fourni aux artistes l’occasion de peindre de
magnifiques tableaux.
Couture en groupe et en plein air :

Max Liebermann, Städel Francfort
Ou bien couture dans la quiétude isolée du salon :

Charles Tarbell Canajohorie art gallery New York
Ou couture dans la cuisine en surveillant le pot-au-feu :

Martin Drolling , détail de ” Intérieur de cuisine ” musée du Louvre

Joseph Paul Meslé A la cuisine, musée des beaux arts de Rennes
Couture au jardin sous les frondaisons printanières :

Mary Cassatt, musée de Boston
Merveilleuse Mary Cassatt, qui nous montre toujours de manière si touchante l’attachement des enfants envers leurs mamans très occupées …

Mary Cassatt, Metropolitan museum of art, New York
Couture le soir, sous la performante lampe day-light , en écoutant plus que regardant la télévision :

Jean-François Millet
Papa peint et maman coud . Les peintres devaient saisir sur le motif ( de broderie ! ) leurs épouses ou parentes.

Camille Pissaro Art Institute Chicago

Odilon Redon Metropolitan New York

Auguste Renoir musée de Boston

Edwin Thomas Johns Ipswich Museums Suffolk Angleterre
Je termine cet article tout peuplé de couturières par une scène lumineuse de Berthe Morisot. Cousait-elle aussi bien qu’elle peignait ?
Un grand merci à Grillondufoyer pour cet article...piquant !
12 avril 2007
Petite histoire du bidet
Qui possède encore cette étrange cuvette dans sa salle de bain : le bidet ?
Un
jour, cette amusante question fut posée dans le forum des FAF :
qu’avez-vous fait ou que faites-vous maintenant de votre bidet ?
Bonne question !
Aujourd’hui, il peut servir de baignoire aux jeunes enfants, de bain de pieds, de rangement divers, d’urinoir de secours …
On crie ” haro sur le bidet ” !
On se débarrasse le plus souvent de cet appareil sanitaire obsolète et encombrant.

” Bidet ” est dans son premier sens un petit cheval, ” A dada sur mon bidet ” dit la chanson enfantine.
Comme on monte à califourchon sur la dite cuvette comme sur un cheval, on lui donna ce nom de ” bidet “.
Il apparut en France à la fin du XVIIème ou au début du XVIIIème
siècle, et cet objet est bien représentatif de l’esprit libre et
libertin du XVIIIème siècle.
Dans ce retour à la nature cher à Rousseau, et dans cette mode du repli
sur soi chère à Louis XV, on redécouvre son corps et le plaisir des
ablutions.

Antoine Watteau, La Toilette intime, collection privée.
Le tableau de Watteau est plein de retenue, mais François Boucher a peint une jeune femme à dada sur son bidet de manière plus provocante et que je n’ose pas montrer !
Les petits appartements de commodité se
développent et s’équipent dans les maisons aristocratiques du XVIIIème
siècle, on installe des salons de bain, lieux intimes où les bidets ,
vrais meubles d’ébènisterie, sont d’abord utilisés indifféremment par
les hommes et les femmes, puis ceux-ci deviendront au XIXème siècle
d’un usage exclusivement féminin et endosseront une réputation
sulfureuse et dérangeante.
Napoléon 1er posséda plusieurs bidets, dont un en vermeil, madame
Dubarry en avait un en argent, madame de Pompadour en avait un en bois
de rose marqueté avec cuvette en étain et pieds en bronze doré, et un
autre en noyer avec cuvette en porcelaine de Sèvres.

Louis Léopold Boilly, La Toilette intime ou La Rose effeuillée.
La rose effeuillée, on s’en doute, est un symbole …
La cuvette prit une forme de violon et les ébènistes, ” luthiers ” de bidet, fabriquèrent des boîtes de voyage.
On inventa des bidets doubles, ” dos-à-dos” , pour deux personnes, sans
doute réservés aux maisons closes, où on se lavait de concert dans
cette cuvette de forme musicale !
Le bidet prit des surnoms farfelus :
” Le petit cheval hygiènique ” en Italie , ” La guitare hygiènique ” en
Espagne, ” La boîte à violon ” ou ” Le petit indiscret ” en France.
L’Europe du Nord rejeta l’usage de cet engin contraire aux bonnes moeurs.
Les femmes préfèreront cacher cet objet sujet aux critiques, et pouvaient le choisir sur catalogue, et se faire livrer.
Une anecdote :
Une maîtresse de maison vérifiait un soir la table dressée par ses
domestiques, et eut la grande surprise et la gène de voir son nouveau
bidet en porcelaine, qu’on venait de lui livrer, présenté en centre de
table !
J’ai puisé ces renseignements dans ” Le Livre du Bain ” de Françoise de Bonneville aux éditions Flammarion.
( et pardon pour ce sujet un peu dérangeant !)
Merci à Grillondufoyer pour cet article "coquin"
09 avril 2007
Chemises blanches
Une chemise blanche peut être une arme de séduction massive. Quoi de plus troublant qu’un homme vêtu d’une chemise de coton blanc, dont l’ampleur magnifie la silhouette ? ! Les effets de contre-jour ajoutent à nos fantasmes et nous voilà désarmées, dévastées, nous faibles femmes !
Je pense au syndrôme de la ” wet shirt ” , cette inoubliable chemise mouillée , que seules les fans de Pride and Prejudice connaissent …

Ah, he’s just too good to be true … comme dit la chanson
Un tableau m’avait subjuguée pour sa luminosité , et aussi ce dos chemisé de blanc , le voici :

Karoly Ferenczy, ” Oktober “, 1903, musée de Budapest
Une exposition des chefs-d’oeuvres du musée de Budapest avait eu lieu au musée des beaux arts de Dijon il y a une dizaine d’années, et elle m’avait enthousiasmée au plus haut point. Je rêve d’aller à Budapest depuis cette expo !
J’aime aussi porter moi-même des chemises
blanches, très pratiques à assortir, intemporelles, et j’aime les
chiner dans les brocantes et trocs et puces, car le coton et le lin
blancs peuvent être lessivés, javelisés, et retrouver leur éclat
d’antan.
J’aime aussi glaner des galons de toutes sortes dans les puces, je les
enferme dans les petits filets pour pastilles de lessive, afin de les
laver en machine.
Voici quelques exemples de chemises de grand-père, achetées deux euros six sous, que j’ai ornées de séries de galons …
C’est ainsi qu’on prend du galon !
Merci à Grillondufoyer pour cet article et cette si belle photo de Colin...aahhhhhh
06 avril 2007
L'art du tricot
L’art du tricot, ou le tricot dans l’art … le tricot est dans l’air, à nouveau à la mode après un abandon ingrat .
Je m’y suis remise !
après quinze ans d’ignorance de cette sage occupation des dix doigts,
je viens de tricoter en trois mois une veste pour mon mari , une veste
pour moi, et j’attaque un pull pour une de mes filles. Chacun sera
pourvu pour descendre la poubelle !
Non, je ne compte pas détailler mes productions, mais faire part de mon
plaisir de retrouver le tricot dans les toiles de maîtres .
Une toile à l’envers,
une toile à l’endroit !
( Trompe-l’oeil de Cornelius Gijsbrechts, Musée de Copenhague )
Un sujet bien anodin le tricot, qui donne de charmants tableaux.
Jules Breton et Jean-François Millet, par exemple, ont si bien décrit les femmes dans leurs tâches ménagères.
Leur regard est attendri et respectueux. Ils ont fait du rôle de la FAF une noble mission.

Jules Breton, Femme tricotant, Metropolitan museum, New-York

Jean-François Millet, la leçon de tricot, Williamstown

William Bouguereau Jeune fille tricotant

Anna Elizabeth Klumpke

Edmund Charles Tarbell, Femme tricotant, Corcoran gallery Washington
Que nous tricotions en plein air par un bel après-midi de printemps, ou dans la quiétude d’une maison bien rangée ( ? ! ) , le tricot agite les doigts, et laisse vagabonder l’esprit, ah le beau loisir que voilà !
Merci à Grillondufoyer pour cet art du tricot si bien tricoté !
03 avril 2007
Nos "roberts"
Après l’allaitement illustré dans la peinture, je reprends ici un petit article que j’avais consacré à monsieur Robert l’été dernier.
Il intéressera peut-être les mamans qui se demandent éventuellement
pourquoi notre poitrine, objet de tous les fantasmes masculins, et
affublée des noms les plus farfelus, pourquoi nos nichons, lolos,
nénés, roploplos, totottes, doudounes ou airbags, pourquoi donc nos
seins s’appellent-ils aussi des roberts ?
Dans toute cette terminologie, on ne sait plus à quel sein se vouer !
Non, ce n’est pas à cause de Robert Kennedy qui admirait tant ceux de Marilyn !
Regardons bien sûr dans le Robert !
Et nous trouvons que monsieur Robert était fabricant de biberons . Ah ben voilà, ça explique tout, pas besoin des seins de dessin !
Mais pourtant, mon dessein est de passer quelques dessins :

Ce dijonnais
créa son entreprise en 1869, puis , vu l’énorme succès de sa création
dédiée aux moutards de Dijon, il partit s’installer à Paris en 1888.
Il fabriqua d’abord des biberons à tube, ce qui fut ensuite interdit, peut-être un risque d’étranglement du bébé …

Il inventa le biberon sans tube :
Les tétines des biberons aujourd’hui ont plusieurs vitesses, autrefois il était question de soupapes :

Toujours question de turbo en somme. Et cela contribue à préserver notre carrosserie, l’entreprise Robert a en quelque sorte émancipé nos roberts naturels !
L’année dernière dans mon article, j’avais fait une erreur, j’avais établi une relation avec le nichon des anglaises qu’on nomme ” boob ” et je pensais que ces boobies avaient eux aussi un Robert à leur origine, mais non, ce n’est pas le même mot.
Autre erreur de vocabulaire, j’entendis un jour cette conversation dans un musée :
une dame demande à son amie : ” Qu’est ce que c’est l’hagiographie ? ”
L’amie répond : ” C’est un autre nom pour la mammographie .”
J’ai ri de bon coeur. En effet l’hagiographie est le récit de la vie
des saints. La mammographie est le récit ( médical ) de la vie des
seins.
L’adjectif ” hagiographique ” est synonyme par extension de ” élogieux, laudatif “. Une hagiographie peut être un éloge excessif, une description dithyrambique . Alors dans ce cas, je pense qu’un homme très amoureux de la poitrine d’une femme, peut faire une hagiographie de ses seins !
Merci à Grillondufoyer pour son article "clin d'oeil" très instructif
Sources : http://www.histoire-du-biberon.com/
01 avril 2007
Chouette, je travaille
Au détour du net, je viens de tomber sur ça : (rassurez vous je ne me suis pas fait mal )
Définition du travail en sociologie :
Il est proposé d'appeler "travail" toutes les activités répétitives, pénibles, physiquement éprouvantes, non gratifiantes et surtout obligatoires, effectuées dans la contrainte : travail en usine, dans le bâtiment, travaux agricoles, tâches ménagères, ...
Cette définition est proche de l'étymologie du mot "travail", du bas latin tripalium, signifiant "instrument de torture". ...
AI-JE bien lu ! et surtout ai-je bien compris ????
Je reprends donc un à un les termes de cette définition, par ma foi fort sérieuse puisqu'elle est utilisée en SOCIOLOGIE (rien que ça !)
Il est proposé d'appeler "travail" - jusque là tout va bien, j'ai tout compris !
toutes les activités répétitives, genre tous les jours mettre la table, débarrasser la table, remplir le lave-vaisselle, vider le lave-vaisselle, faire les lits, amener les enfants au collège, aller chercher les enfants au collège ... vous en voulez d'autres ???
pénibles, genre nettoyer les chiottes, récurer la salle de bains, faire les vitres, repasser, étendre le linge, ramasser le linge, plier le linge ....... encore ????
physiquement éprouvantes, pousser un caddie plus lourd que moi, charger la voiture, vider la voiture, monter à l'étage, redescendre immédiatement parce que j'ai oublié un truc en bas et remonter aussi sec car je sais plus ce que c'est, puis redescendre parce que je viens de m'en souvenir ....?????
non gratifiantes ...................... HEU au fait un salaire on appelle pas ça AUSSI parfois "gratification" ??
et surtout obligatoires, hihihi rien n'est obligatoire mais imaginez que le linge bien repassé ne soit plus dans les armoires et que la bouffe n'arrive plus jusqu'aux assiettes ....... !!??!!
effectuées dans la contrainte : HUM ... est-ce à dire que ceux qui vont au boulot avec plaisir voire avec entrain et bonne humeur, ou mieux encore que ceux qui n'ont pas besoin de travailler et qui travaillent quand même (bon ils ne sont pas très nombreux ... peut-être...) ça veut dire que ceux là ne travaillent pas ????
HA voilà des exemples maintenant : travail en usine, dans le bâtiment, travaux agricoles, tâches ménagères, ... QUOI les tâches ménagères ????? c'est du travail ça ???? ET MOI QUI CROYAIS QUE JE FAISAIS RIEN DE LA JOURNÉE ..... voilà que j'apprends que
JE TRAVAILLE !
Cette définition est proche de l'étymologie du mot "travail", du bas latin tripalium, ... GNAGNAGNA ça on s'en fiche ...........mais du latin au milieu d'une conversation ça fait toujours bien alors il va falloir que je note ce mot sur mon frigo pour l'apprendre et le replacer à l'occasion !
signifiant et c'est là que c'est important !
"instrument de torture". ... : GENRE BALAI - ASPIRATEUR - PLUMEAU - FOUET - SPATULE - et outils en tout genre ?
Alors là............. j'en suis comme deux ronds de flan !
Je peux répondre positivement à toutes les données de la définition mais lorsque l'on me demande si je travaille je réponds que NON, quand je remplis un formulaire je dois cocher la case inactif ou sans profession !
J'ai dû rater un truc important ? mais je me demande bien quoi ??? Il va falloir que je réfléchisse à tout ça plus calmement ... en tout cas .... aujourd'hui j'irai me coucher moins idiote puisque grâce à cette magnifique définition je suis devenue une FEMME QUI TRAVAILLE !
Chouette tout à coup me voilà grandement valorisée, je ne suis plus une feignasse au foyer mais une travailleuse obligée d'effectuer, de manière répétitive, des tâches ménagères pénibles et physiquement éprouvantes, qui plus est non gratifiantes, effectuées sous la contrainte que je m'impose, le tout de manière répétitive !
Et j'ai même les instruments de torture qui vont avec !!
ELLE EST PAS BELLE LA VIE ?????
me voilà redevenue NORMALE !ENFIN !!!!!
Merci à notre grande humoriste "normale" et pro des sondages, j'ai nommé Mimounette
31 mars 2007
La fenêtre des WC
Savez-vous ce qu'une fenêtre a d'intéressant au petit coin?
D'habitude,
on a plutôt tendance à lui jeter la pierre: déperdition de chaleur,
nettoyage, sans compter cambriolage avec effraction ou je ne sais quoi
d'autre.
Mais elle a aussi des avantages!
Tout
d'abord, vu le lieu où nous nous trouvons, point besoin d'aérosol
imitant le parfum du linge séché au grand air (véridique!) pour masquer
les odeurs: on ouvre, et voilà.
Pour un peu que de l'autre côté du mur se trouve un rosier ou un lilas, ce serait le top.
Et aussi l'éclairage. Si on prend une famille de 4 personnes qui
passent chacune 4 fois par ici pendant 4 minutes, ça fait environ une
heure de lumière allumée. Si vous penchez pour le néon ou l'ampoule
basse consommation, n'y pensez pas. Ce type d'éclairage est conçu pour
rester allumé un moment.
Par contre, 40W suffisent largement en principe.
En tout cas, si on bénéficie d'une fenêtre, la question ne se pose presque plus.
Et enfin, ce qu'on ignore souvent, c'est que la lumière du jour est bactéricide!
Et c'est souvent la chasse aux bactéries et autres germes là où on pose son petit derrière.
Parfois ça vire carrément à la fixation d'ailleurs.
Alors d'un côté, on en avale des tas, des bactéries vivantes, dans ces jolis petits flacons qui ont tout l'air de la potion magique (peut-être parce qu'un flacon contient 2 morceaux de sucre?? eh oui, même light! magique ça!), et de l'autre, on veut tout éradiquer...
Merci à
pour cet article amusant sur ce lieu si fréquenté !
30 mars 2007
L'allaitement vu par les peintres
Cet article pourrait s’intituler “the milky way ” !
( il faut des forces à la maman pour allaiter, un Milky Way ou un Mars , et ça repart ! lol ! )
Les peintres ont souvent représenté le précieux moment de l’allaitement dans leurs oeuvres.
Jusqu’au début du XVIIème siècle, ce fut un sujet principalement religieux , les peintres montraient la Vierge allaitante.

Jan van Eyck ( 1370-1441 ), Städel, Francfort …. et le Maître de Flemalle ( 1375-1444 ), Städel, Francfort
Dans les nativités de cette époque , le sein virginal semblait parfois surgir du corsage d’une manière surprenante, et tout au long des siècles, sa forme varia du têton modeste de Lucas Cranach aux généreuses mamelles de Rubens.
J’ai cherché le mot ” sein ” dans le dictionnaire, et je découvris avec surprise qu’il vient du latin ” sinus
” désignant une courbe ou un pli concave, et spécialement le pli creux
de la toge en travers de la poitrine, où les femmes portaient leurs
bébés. D’où vient ainsi le sens intérieur du mot ” sein “.
Le sein désigne donc aussi le vallon qui se trouve entre les deux seins.
Au XVIIème siècle, Rembrandt a rendu cette scène religieuse de la maternité particulièrement humaine et émouvante. J’ai déjà montré la “Sainte Famille ” dans ce blogue l’été dernier, et la montre à nouveau par pur plaisir :

Rembrandt, Sainte Famille dans l’atelier de menuiserie, 1634, Alte Pinakothek, Munich

Le détail bien observé de la petite goutte de lait et le réalisme attendri du bébé repu touchent au coeur les fidèles, et chaque mère se retrouve un peu dans cette Vierge Marie, qui n’est pas une beauté idéalisée, mais une vraie maman.
A propos, le mot ” maman ” vient de ” mamelle ” .
Les mamelles de la France, Honoré Daumier les a bien campées dans ce tableau :

Daumier, Esquisse de la République, musée d’Orsay
On saute du sujet religieux au sujet politique.
Ici,
il s’agit du premier tableau à la peinture à l’huile de Daumier, qui ,
jusqu’à l’âge de quarante ans, ne produisit que des dessins.
En 1848, Ledru-Rollin, ministre de l’Intérieur, lança un concours aux
artistes pour représenter la République. Les conditions imposaient de
réunir en une seule figure les symboles de Liberté, Egalité, Fraternité.
Daumier n’a hélas pas remporté le concours et n’est pas allé plus loin
que son esquisse, bien qu’il eût rempli les conditions. Cette
plantureuse femme assise représentait bien la stabilité d’une
république forte nourrissant et instruisant ses enfants.
Dans la peinture hollandaise du XVIIème siècle, la mère allaitant figura parmi les scènes de genre et se regarde avec grand plaisir :

Pieter De Hooch, musée de Detroit.

Pieter De Hooch, Gemäldegalerie, Berlin
Dans ce dernier tableau, la scène se situe juste avant l’allaitement, nous avons l’image, mais pas le son : nous devrions entendre les pleurs de bébé réclamant la tétée pendant que sa maman délace son corsage.
L’envie me prend de remettre ici la compagne du peintre Renoir allaitant leur fils Pierre ( ils se sont mariés plus tard ), tableau que j’avais montré en janvier :

Renoir, musée d’Orsay.
Le peintre Maurice Denis a peint aussi des maternités :

Maurice Denis, Femme allaitant aux manchettes de dentelle, musée des Beaux Arts de Rennes
En
allemand, ( je reviens souvent à cette langue qui a des formules
magiques !) le verbe ” allaiter ” c’est ” stillen ” , et ” still ” veut
dire ” calme “. On connaît le mot ” Stillleben ” qui désigne la nature
morte, c’est à dire “la vie calme” mot à mot. Donc allaiter en allemand
c’est calmer. En effet on calme les cris du nourrisson affamé en
l’allaitant , et d’une manière générale, l’allaitement est un grand
moment de calme.
Dans les tableaux de Denis, on ressent bien cette sérénité.
Que l’allaitement semble naturel et facile quand il est vu par les peintres !
L’artiste qui a peut-être le mieux représenté les mamans allaitantes est l’américaine Mary Cassatt.
Elle a très souvent peint les mères avec leurs enfants, et voici une maternité que je trouve magnifique :

Mary Cassatt, Louise allaitant son enfant, musée de Portland, Oregon.
J’aime le regard fixe du bébé têtant goulument vers sa maman qui le comble de plaisir.
Dans
la réalité, l’allaitement n’est pas toujours aisé, la nature se rebiffe
parfois au grand désarroi des mamans, et parfois aussi, en d’autres
temps, l’ordre social l’empêchait chez les mères de famille royale, de
la noblesse, ou de la haute bourgeoisie, ou chez des femmes forcées de
travailler durement.
Parfois aussi, les drames bloquent la
lactation, je pense notamment aux deux guerres mondiales pendant
lesquelles des mères de tous pays apprirent la mort de leur mari au
front avant d’accoucher, et la douleur morale tarissait leur lait.
Ainsi, des nourrices procurèrent une fratrie à ces enfants privés de
leur sein maternel, et ils eurent ce qu’on appelle des frères de lait.
Quand le talent artistique rejoint la bienveillance de la nature, l’allaitement nourrit de bien belles oeuvres d’art !
Merci à Grillondufoyer pour ses articles toujours passionnants.
26 mars 2007
Les magnolias
Les magnolias annoncent le printemps avec une fière ardeur, et brandissent comme des cierges leurs cônes blancs ou roses qui s’ouvriront en fleurs de lys. Ils ont dans les villes une prestance royale, et peuvent devenir immenses, offrant en été une ombre précieuse.
Mais si en mars le général Hiver souffle encore quelques bourrasques
glaciales, les pétales voltigent et se piquent de roux, laissant sur
les arbres dégarnis et attristés des pistils idiots et de timides
bourgeons vert-tendre.
C’est ce qui se passe chez nous, la floraison est déjà passée.
Son nom vient du botaniste français Magnol.
Un artiste américain a souvent peint la fleur de magnolia : Martin Johnson Heade ( 1819-1904)
Voici quelques unes de ses toiles :

Art Institute Chicago

National Gallery Washington

Timken Museum of art, San Diego
Apparemment en Amérique, les feuilles vertes arrivent en même temps que les fleurs, tandis qu’en Europe, la fleur précède la feuille.
Cet artiste a peint de nombreuses fleurs exotiques, et des fleurs sauvages ou d’arbres fruitiers, mais aussi de magnifiques paysages.
Celui-ci m’épate, il restitue bien la lumière capricieuse, surprenante et splendide du printemps :

Newburyport meadows, Metropolitan, New York
Merci à Grillondufoyer pour son érudition artistique à retrouver sur son blog
25 mars 2007
Il le mérite bien, non ?
Nos femmes au foyer ont tous les talents...dont celui d'écrivain. Voici un extrait du blog de Chocotoff (son pseudo sur le forum).
ODE A L'ASPIRATEUR
Pardon pour avoir laissé Calamity Bébée te grimper sur le dos pour ses chevauchées fantastiques,
Pardon pour toutes ces chaussettes indigestes que tu as dû engouffrer (à ce propos, tu aurais pu faire un petit effort et les avaler par paires car cela vous énerve un peu de ne retrouver que des chaussettes dépareillées alors que vous n'avez plus qu'une minute à disposition pour terminer d'habiller vos gigoteurs),
Pardon pour ces multiples morceaux de voitures et de jouets en tout genre, qui font gling gling en passant dans ton long cou (vous imaginez bien comme cela doit faire mal),
Pardon pour ces petits doigts qui tirent sur ton fil sans aucun ménagement, ni respect, dû à ton précieux rang parmi les appareils ménagers,
Pardon pour avoir farfouillé dans ton intimité afin d'essayer de retrouver une bille à laquelle vos enfants avaient l'air de tenir très fort (sans succès cela va sans dire, mais vous avez retrouvé l'aimant en forme de coccinelle initialement placé sur le réfrigérateur avant d'être subrepticement mis ailleurs par une petite fée, ...manifestement pas du logis, la petite fée),
Pardon donc à toi, ô, aspirateur, pour toutes ces vicissitudes.
Faut dire que tu as dû être ben ben méchant dans ta vie antérieure pour atterrir dans notre foyer. Celui qui t'a précédé a avalé tellement de gravat qu'il en est mort (un jour après la fin de sa garantie, naturellement) et voilà que toi, tu dois faire face à une meute de deux bébés remplis à ras bord de bonnes idées.
Faut pas que tu nous quittes,
Car que serions-nous sans toi, qui vins à notre rencontre,
Que serions-nous sans toi qu'un simple balbutiement.
Et si votre indispensable aspirateur reste insensible à cette émouvante prière et maintient son envie saugrenue de se suicider, il ne vous restera plus qu'à lui offrir des perles de pluie venue de pays où il ne pleut pas en sus des Polly Pocket et autres babioles que l'avenir lui réserve certainement (et comme votre esprit corruptif n'a pas de limite, vous êtes même disposée à lui donner en prime de nouvelles moitiés de paires de chaussettes. Cela dit, vivement que vos enfants chaussent du 42 pour que leurs chaussettes ne passent plus dans le tuyau de l'engin).
PS : que Jean Ferrat et Jacques Brel vous pardonnent aussi
PPS : non vous n'avez rien bu
PPPS : c'est vrai
Merci à Chocotoff pour cette ode si poétique humoristique...
Et vous pouvez retrouver ses aventures dans son
LIVRE "Maman au secours" à commander dans toutes bonnes librairies...
20 mars 2007
Pour cacher un accroc
Nous avons un chat à la maison avec de belles griffes...et souvent les griffes font des accrocs dans les vêtements !
Zut ! le joli cache-coeur de Petite Louloute avait un joli trou sur le devant...
SOS maman arrive avec sa laine cardée, ses aiguilles magiques et son bloc de mousse...
Tadam ! Caché le vilain accroc. Et en prime, un joli cache-coeur customisé.

Et je confirme : cela tient très bien au lavage !
16 mars 2007
Femme, mère et au foyer !
Alors qu'elle attendait une copine au restau l'autre jour, la princesse a écouté un bon moment la discussion qui se tenait à la table d'à côté.....
Deux amies s'interrogeaient sur leur rôle de femmes au foyer à l'âge où les enfants sont lycéens....
Elles
regrettaient de ne plus avoir "l'excuse" des enfants en bas-âge pour
être inactives, et soupiraient à l'idée que bientôt, il leur faudrait
trouver un travail, ou au moins une occupation valorisante.....!
Du coup, j'ai réfléchi moi aussi.... à cette vingtaine d'années passée auprès de mes ados, à mon rôle d'aujourd'hui où ils ont moins besoin de moi au quotidien, à ce que sera ma vie dans quelques temps quand ils auront tous quitté la maison....
Et bien, je suis heureuse de vous annoncer que toutes ces réflexions ont été plutôt positives !
Ayant constaté très vite que je n'étais pas faite pour bosser à l'extérieur, j'avais choisi d'être femme au foyer....
Hélas....il
a bien fallu se rendre à l'évidence, je n'avais pas non plus une âme de
maitresse de maison accomplie ! Je déteste faire le ménage et cuisiner,
je n'ai aucun sens de l'ordre, je ne couds pas, je ne tricote pas, je
ne maitrise pas l'art de faire des bouquets, j'ai horreur de jouer avec
des petits.... Je suis en quelque sorte une spécialiste de l'à-peu-près
!
Et tout le monde s'en est contenté !
A
certains moments, j'ai eu la chance de pouvoir me faire aider... A
d'autres je me suis fait violence pour avoir une maison propre sinon
nickel, des repas simples mais mangeables, des enfants présentables....
Monsieur
Liaht m'a toujours donné un coup de main dans la mesure de son temps
libre...mais il m'a surtout toujours laissé carte blanche dans la
gestion de la maison, des enfants, des finances, de mon temps
....(merci !!!)
Jamais il n'a émis la moindre critique sur les repas
trop/pas assez cuits, les moutons sous les lits, les enfants trop
actifs.... (encore merci !!!)
C'est sans doute pour cela que j'ai
toujours un peu de mal à comprendre celles qui se sentent dévalorisées
dans leur rôle de femme au foyer....
Certes, je ne rapporte pas
d'argent pour faire bouillir la marmite....mais c'est moi qui achète la
marmite, qui la met à chauffer, qui la sert et qui la nettoie !!!!
C'est pas rien, ça !
Ecrire "sans profession" sur un formulaire ne me pose aucun problème ! Je suis une femme entretenue et j'aime ça !
Je
n'ai aucun état d'âme quand, lors de dîners professionnels de monsieur
Liaht, on me demande ma profession.... Souvent je lâche un "Je fais de
l'élevage !" qui intrigue puis déstabilise mon interlocuteur quand il
comprend la nature de mon cheptel !
Comme beaucoup, j'ai droit à
des exclamations à la fois admiratives et vaguement compatissantes
quand je dis que j'ai cinq ados.... Si je sens plus de compassion que
d'admiration, ça m'énerve et je rajoute alors "Eh oui, et de cinq pères
différents !". Ca jette un froid !
Monsieur Liaht s'y met
aussi.....il lui arrive d'affirmer sans rire que nous sommes la preuve
que la méthode Ogino n'est pas fiable !!!
Mais je n'ai pas pour autant l'âme
militante ! Je ne me sens pas spécialement plus proche des femmes au
foyer que des femmes qui travaillent ! Mes amies appartiennent aux deux
catégories indifféremment !
Je n'ai pas plus de points communs avec Bree qu'avec Lynette ! Mais pas moins non plus !
C'es pour MOI d'abord que j'ai fait le choix de rester à la maison !
Contrairement
à certaines (puissent-elles garder leurs illusions longtemps !)je ne
suis pas persuadée que les enfants élevés par une mère au foyer soient
plus polis/meilleurs élèves/plus protégés/moins susceptibles de virer
délinquants.... que les autres !
Rester à la maison uniquement dans
l'intérêt des enfants me parait un calcul un peu hasardeux .... On
risque de se perdre soi-même dans ce sacerdoce de "sacrifice" maternel
! Et d'en vouloir drôlement à sa progéniture si elle n'évolue pas dans
le sens qu'on estime le meilleur pour elle ....
Je sais que pour beaucoup de femmes, rester à la maison résulte aussi d'un "choix" par défaut....
Quand il devient plus intéressant financièrement d'arrêter quelque temps de travailler...
Quand il n'y a pas de travail en vue....
Quand les circonstances familiales ne laissent pas d'autre alternative....
Et je repecte tout à fait leurs raisons, même si ce ne sont pas les miennes !
Si demain j'avais les moyens de monter une
librairie ou un café-philo, avec la possibilité de ne venir travailler
que quand l'envie s'en ferait sentir.... bien sûr, je foncerai !
Mais
ce ne serait pas pour ne plus "dépendre" de mon mari (je ne lui ai
jamais rendu de compte sur aucune de mes dépenses, ni quand on vivait
avec moins que rien, ni aujourd'hui !)
Ce ne serait pas non plus
pour sortir de chez moi (je n'ai jamais eu le sentiment d'être
enfermée, même quand les enfants étaient bébés !)
Ce serait encore
moins pour renconter du monde (j'ai toujours su me faire des copines
partout, des squares aux cours d'école, des terrains de sport aux
bibliothèques... et j'ai déjà des amies fidèles !)
Ce ne serait
certainement pas pour avoir l'impression d'exister aux yeux de la
société (mon passé de pseudo-révolutionnaire me fait dire que j'emmerde
la société !).......
Ce serait juste
pour me faire plaisir à Moi et je sais que Monsieur Liaht et les ados
seraient tout à fait partants dans ce cas !
Aujourd'hui, mes ados ont moins besoin de
moi pour le quotidien, mais autant si ce n'est plus en terme
d'échanges, de discussions....
Parfois je suis disponible, parfois moins...
Demain, la maison sera vide, ils reviendront au hasard des vacances, de leurs disponibilités à eux....
J'aurai
alors plus de temps pour moi, pour Monsieur Liaht....on parlera
toujours autant, on aura toujours autant de fous-rires, on sortira sans
doute plus....
Je pourrai finir tous les livres mis de côté pour le jour où.....
Je continuerai à fréquenter la fac....
Je reprendrai mes ateliers d'écriture...
Je verrai plus souvent mes amies le temps d'un déjeuner....
Mais je sais que surtout, je n'aurais aucun regret des choix que j'ai pu faire !!!!
Merci à notre copine LIAHT pour ce chouette portrait






















